Paquets d'avants, un cadeau pour les Bleus

RUGBY Vendredi, c'est devant que le XV de France a surclassé l’Afrique du Sud...

M. P.

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 Lionel Nallet (à droite) attrape Victor Matfield par le col lors du match France-Afrique du Sud, le 13 novembre 2009
 Lionel Nallet (à droite) attrape Victor Matfield par le col lors du match France-Afrique du Sud, le 13 novembre 2009 — REUTERS/Jean-Philippe Arles

Vendredi soir, ils ont fait plier les Springboks. Plus nombreux sur les regroupements, plus rapides dans la conquête, plus solidaires en mêlée, les avants français ont récité leur partition à merveille. «Ils ont mis la main sur le ballon, ils ont gagné le combat au sol et nous avons perdu trop de ballons au contact», reconnaissait d'ailleurs Peter De Villiers, l’entraîneur sud-africain, après la rencontre.

«Notre fonds de commerce»


Parmi les héros du soir, le jeune pilier biarrot Fabien Barcella. Avec ses 103 kg «seulement», il donne du fil à retordre par sa mobilité à ses homologues, 20 kg plus lourds. «C’est le prototype des piliers modernes, capables d’être très performant en mêlée mais aussi super présent dans le jeu», analysait l’entraîneur des avants, Didier Retière. Autre satisfaction, le deuxième-ligne Romain Millo-Chluski qui affrontait Victor Matfield et Bakkies Botha, considérés comme les meilleurs au monde à leur poste. Dans les regroupements, Millo-Chluski du haut de ses 25 ans faisait le ménage.

«Il faut qu’on se serve de ce match-là comme référence au niveau du combat, de l’engagement, et que ça devienne notre fonds de commerce», estimait le grognard Lionel Nallet. Un fonds de commerce auquel le deuxième ligne ne contribuera pas samedi prochain. Pour affronter les Samoans, qui ne brillent pas par leur jeu léché mais imposent eux aussi un gros défi physique, Marc Lièvremont a choisi de faire confiance à Pascal Papé. Barcella et Millo-Chluski devraient quant à eux avoir l’occasion de confirmer.