La France ne connaît pas encore son casting complet pour l'Euro 2016

FOOT Exit Metz et Montpellier, reste à connaitre les neuf stades titulaires et les trois de réserve...

A.P.

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 Les villes françaises candidates pour l'Euro 2016.
 Les villes françaises candidates pour l'Euro 2016. — Ide

Il n’y a pas eu de surprise de dernière minute. Comme prévu, Metz et Montpellier sont les deux villes recalées par la Fédération française de football dans le cadre de sa candidature pour l’Euro 2016. La FFF a donc retenu 12 stades. Passé ce premier écrémage, la FFF ne sait toujours quels sont les neuf stades retenus et les trois de réserve dans le dossier de candidature qu’elle doit remettre à l’UEFA le 17 février au plus tard.
 
Au cœur de cette incertitude se trouve la répartition de l’enveloppe de 150 millions d’euros allouée par l’Etat à la candidature française.  «Plusieurs villes ont conditionné le maintien de leur candidature au montant de l'aide qu'elles attendent de l'Etat», confirme Jacques Lambert, directeur général de la FFF et cheville ouvrière du dossier. C’est d’ailleurs cette incertitude autour de l’aide de l’Etat qui a entraînée le retrait des deux postulants du Grand Ouest, Rennes et Nantes.

«L’Euro 2016 peut très bien se faire sans l’Ouest»
 
Officiellement, trois villes ont déjà présenté le devis de leurs travaux à venir à l’Etat. Lille demande 45 millions d'euros d'aides et Bordeaux 50 millions pour bâtir leur nouvelle enceinte. De son côté, Toulouse espère «que 20% des travaux de rénovation du Stadium, soit entre 10 et 11 millions, soient financés par une aide de l'Etat», précise Jacques Lambert. D’autres demandes pourraient venir puisque seuls les dossiers de Lyon, Nancy, Paris et Saint-Denis reposent sur un financement 100% privé. Pas de quoi s’inquiéter estime Lambert : «Si on pensait que quatre villes veulent se désister, on ne serait pas là aujourd'hui».

Interrogés sur les critères de sélection, le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes réfute l’argument de l’équilibre géographique. «La Coupe du monde 98 s’est faite sans l’Est, l’Euro 2016 peut très bien se faire sans l’Ouest», avance-t-il. Pourtant, il est difficile d’imaginer une candidature totalement hémiplégique sans ou moins la présence de Toulouse ou Bordeaux. Une fois le choix des villes entériné, le plus dur commence: convaincre les 13 membres exécutifs de l’UEFA de préférer le dossier tricolore à ceux de ses adversaires que sont l’Italie, la Turquie et l’association Norvège-Suède. Verdict final: le 28 mai 2010.