Bernard Laporte plaque Bernard Kouchner, Rachida Dati et les députés

POLITIQUE L'ancien secrétaire d'Etat aux sports règle ses comptes dans un livre à venir...

A.P. avec agence

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Le projet de loi pénitentiaire, un des grands chantiers de la garde des Sceaux Rachida Dati, suscite à la fois beaucoup d'attente dans un contexte de surpopulation carcérale record et de critiques sur son manque d'ambition.
Le projet de loi pénitentiaire, un des grands chantiers de la garde des Sceaux Rachida Dati, suscite à la fois beaucoup d'attente dans un contexte de surpopulation carcérale record et de critiques sur son manque d'ambition. — Gérard Cerles AFP

Habitué aux joutes viriles du rugby, Bernard Laporte n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds sans rien dire. Dans «Un Bleu en politique», l’ancien sélectionneur du XV de France revient sur sa courte expérience ministérielle. Un peu moins de cinq mois après son départ, il dit tout le mal qu’il pense de certaines personnes croisées au gouvernement. Laporte ne cache pas son mépris pour Bernard Kouchner. Il reproche au ministre des Affaires étrangères «sa condescendance» envers lui et de ne lui «avoir jamais serré la main pour lui dire bonjour».

«Ce que certains ne supportent pas, c'est que je n'appartiens pas à leur monde. A leurs yeux je suis un parachuté, un gars coopté qui n'a aucun mérite» écrit Bernard Laporte qui dénonce ces «médiocres, ces gens lâches, étroits d'esprit et de privilèges». «Mon accent du Sud-Ouest me rend illégitime», remarque l’ex-secrétaire d’Etat, qui dit avoir trouvé l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati «fausse» pour avoir «manqué de solidarité» à son égard au moment où il a démenti être le père de son enfant.

Quant aux députés, il incrimine leur façon de «beugler à qui mieux mieux», et se dit «écoeuré» par le «cirque» qu'est à ses yeux l'Assemblée nationale. Pas dégoûté pour autant, il dit garder des envies de politique. Dans un entretien parallèle au Parisien-Aujourd'hui en France, il annonce qu'il va «discuter en fin de semaine avec Xavier Bertrand» d'une éventuelle candidature aux Régionales en Ile-de-France. Ça tombe bien, le secrétaire général de l'UMP est qualifié aux même titre qu’Hubert Falco et Eric Besson «d’hommes extraordinaires». Sinon, Bernard Laporte assure que Nicolas Sarkozy «reste son ami».