Tactique perdante pour le PSG et Kombouaré

FOOTBALL Contre Nice, l'entraîneur parisien a reconduit son 4-2-3-1. Sans réussite, cette fois...

Alexandre Pedro

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Le footballeur parisien, Stéphane Sessegnon (en bleu), face au Niçois Drissa Diakité, lors d'un match de L1 le 7 novembre 2009.
Le footballeur parisien, Stéphane Sessegnon (en bleu), face au Niçois Drissa Diakité, lors d'un match de L1 le 7 novembre 2009. — F.Fife/AFP
Vous pouvez imaginer toutes les tactiques du monde, si la déveine et les montants s'en mêlent, il ne vous reste plus qu’à ressasser les occasions ratées. Battu 1-0 au Parc des Princes par des Niçois carapatés en défense, le PSG  a touché du bois pour l’hiver avec deux frappes sur la barre et une sur le poteau en l’espace de quinze minutes en deuxième mi-temps. Sale soirée donc pour Antoine Kombouaré une nouvelle fois infidèle à son bon vieux 4-4-2. Après la victoire 4-1 passée aux Sochaliens dimanche dernier, l’entraîneur parisien persiste avec le 4-2-3-1.

Erding seul en pointe, Giuly et Luyindula priés d'animer les côtés, Sessegnon dans son costume désiré de meneur de jeu, Chantôme préféré à Clément: l'innovation est là, les automatismes moins. Après une première mi-temps hésitante, le PSG a pourtant fini par montrer quelques belles dispositions par moments dans ce nouveau schéma. Dans les sous-sols du Parc, l’heure n’était pourtant à la dissertation tactique mais aux mots qui tâchent.  «On a pris une belle chiasse dans le vestiaire, le coach avait les boules», synthétise Grégory Coupet, premier joueur à lâcher le morceau sur le savon passé par Antoine Kombouaré après le match. Le gardien parisien s’attend d’ailleurs «à 15 jours difficiles» avant d’enfin retrouver Marseille au Vélodrome.

Sessegnon était prévenu

Un joueur a dû se sentir au cœur du cyclone kanak. Il s’agit de Stéphane Sessegnon. En début de semaine, Antoine Kombouaré n’a pas caché que sa révolution de velours était en partie liée au désir du Béninois d’évoluer comme meneur de jeu. «Si on gagne et il me confirme qu’il peut jouer dans l’axe comme contre Sochaux pas de souci, je le mets à ce poste, justifiait-t-il dans la semaine. Mais si on perd, il sera sur le banc de touche ou il jouera à gauche».

Encore une fois branché sur courant alternatif, Sessegnon n’a qu’à moitié convaincu. Son missile catapulté sur la barre ne fait pas oublier son incapacité à s’imposer encore comme le dépositaire du jeu parisien. Si Antoine Kombouaré n’a qu’une parole, l’ancien manceau peut s’attendre à retrouver son flanc gauche contre l’OM. Et le PSG son 4-4-2?