« On doit se serrer les coudes »

Recueilli par David Phelippeau

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J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

L'Hermine de Nantes (14e sur 18) accueille Bourg-en-Bresse (7e), à l'occasion de la 7e journée de Pro B, ce soir, et vit un début de saison compliqué.

Entre les blessures (Kent, Bardet, Chelle...) et les mauvais résultats, le club broie du noir. Comment le vivez-vous ?

Garry Florimont : Toutes ces blessures ont faussé le début de notre championnat. Notre équipe ne se retrouve pas très équilibrée. C'est l'un des départs les plus difficiles de ma carrière. Je n'étais pas habitué à perdre autant. Avec Poitiers la saison dernière par exemple, on avait quasiment tout gagné. Ça fait bizarre... On est tous frustrés car, au complet, on sait qu'on a un énorme potentiel.

Comment est l'ambiance ?

C'est dans la douleur que se créent souvent des liens dans un groupe. On se serre les coudes. Chacun est amené à dépanner à des postes différents. On colmate les brèches. Mais, on ne doit pas nous disperser et se perdre dans des conflits internes. On doit trouver la solution ensemble. On a à coeur de faire un truc cette année, et pas seulement de jouer le maintien. Ce dernier objectif, c'est pour le basketteur du dimanche !

La bonne nouvelle est que vous restez invaincus à la maison...

Une bonne saison passe par un sans-faute chez nous. Il faut que nos adversaires sachent que quand ils viennent à Nantes, c'est pour perdre. Demain soir [ce soir], c'est un gros test pour nous. Bourg est au-dessus de tout ce qu'on a joué depuis le début de la saison. Sur le papier, c'est impressionnant. Pourquoi sont-ils classés en milieu de tableau ? Je ne sais pas et je m'en fous. W