Touche pas à ma loi «Beckham»

FOOT La Ligue espagnole envisage une grève si le Parlement s'attaque aux privilèges fiscaux accordés aux joueurs étrangers...

A.P.

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David Beckham et Roberto Carlos ont réussi leurs adieux au Real Madrid en s'en allant comme des princes, sur un titre de champion d'Espagne décroché à l'ultime journée, au point de laisser des regrets aux "socios".
David Beckham et Roberto Carlos ont réussi leurs adieux au Real Madrid en s'en allant comme des princes, sur un titre de champion d'Espagne décroché à l'ultime journée, au point de laisser des regrets aux "socios". — Pedro Armestre AFP

Millionnaires de tous les pays unissez-vous. C’est un peu le message que cherche à faire passer la Ligue de football professionnel  espagnole. La LFP envisage une journée de grève pour manifester contre un accord politique visant à supprimer le privilège fiscal dont bénéficient les stars étrangères les mieux payées. «La grande majorité des clubs avec qui nous avons parlé sont d'accord», assure le vice-président de la Ligue, Javier Tebas.

La LFP défend ce que les Espagnols appellent «la loi Beckham». La loi élaborée en 2003 au moment de l’arrivée de l’Anglais au Real Madrid  favorise l'installation de chercheurs étrangers. Elle est surtout devenue célèbre pour les économies qu'elle permet de réaliser aux stars de la Liga. En Espagne, un footballeur étranger n’est imposable qu’à 24% contre 43% pour ses collègues espagnols.

Si le Parlement espagnol adopte la modification, le taux réduit de 24% ne s'appliquera plus qu'aux contribuables déclarant un revenu inférieur annuel à 600.000 euros. Autant dire que les Ronaldo, Kaka, Messi et compagnie vont devoir dire adieu à leur abattement fiscal.