Pourquoi les clubs français vont mieux en Ligue des champions?

FOOTBALL Lyon et Bordeaux planent, Marseille revit...

M.P.

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Le milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, Yoann Gourcuff, lors du match de Ligue des champions face au Bayern Munich, le 21 octobre 2009.
Le milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, Yoann Gourcuff, lors du match de Ligue des champions face au Bayern Munich, le 21 octobre 2009. — R. Duvignau / Reuters

C’est un fait, jamais dans les années 2000, les clubs français ne s’étaient imposés cinq fois d’affilée en Ligue des champions. Avant de voir si Lyon va ajouter mercredi soir une unité à ce record, 20minutes.fr décrypte les raisons d’un tel succès.



La confiance du moment



Mardi soir, à l’issue de la victoire de Bordeaux contre le Bayern Munich (0-2), Laurent Blanc savait ce qui avait fait la différence entre les deux équipes: «Cette équipe du Bayern n’était pas au mieux au niveau de la confiance.» Avec leur sixième place en Bundesliga et leur meilleur joueur Franck Ribéry sur le flanc, les Bavarois ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. En témoignent les deux buts qu’ils encaissent sur de grossières erreurs défensives et l’incapacité à concrétiser leur domination dans le jeu. A l’inverse, Bordeaux est en pleine réussite. Si l’an dernier les joueurs de Laurent Blanc gagnaient en faisant le jeu, ils ont appris à s’imposer même lorsqu’ils n’ont pas le pied sur le ballon. En maitrisant les phases de jeu les plus importantes au très haut niveau : les coups de pied arrêté.



L’expérience profitable



Dix campagnes en Ligue des champions en dix ans, ça aide. La preuve, Lyon se sert de sa remarquable stabilité pour se qualifier à tous les coups depuis sept ans au deuxième tour de la compétition. Bordeaux et Marseille n’en sont pas encore là, mais les deux clubs déjà présents en Ligue des champions l’an dernier ont emmagasiné de l’expérience. «On a appris de nos erreurs l’année dernière»,  promet Yoann Gourcuff.  Les Girondins, passés à côté de leurs deux premiers matchs de poule en 2008 face à Chelsea et la Roma, a cette fois pris les choses en main, assurant sa qualification dès la quatrième journée. Marseille pourra de son côté se servir de ses souvenirs de la campagne de 2007 durant laquelle les Olympiens avaient fait la course en tête, avant de se faire coiffer au poteau par Porto et Liverpool. L’OM a donc déjà commencé à phosphorer pour éviter les mauvaises surprises. Et c’est Didier Deschamps qui tient la calculette. «Le nul entre Milan et Madrid n'est pas une bonne chose, car il nous oblige à prendre 4 points sur nos deux derniers matchs», commentait l’entraîneur marseillais mardi soir.



Une nouvelle donne dans le football européen?



L’Allemagne n’est plus vraiment dans le coup depuis un moment. Aucun club d’outre-Rhin n’a passé le cap des quarts de finale de la Ligue des champions depuis… le Bayer Leverkusen, finaliste en 2002. Et cette année encore, seul Wolfsburg, deuxième de son groupe, est en position de qualifié potentiel. Les équipes anglaises et espagnoles ne sont plus aussi dominatrices que par le passé. Certes, Manchester United et Barcelone sont en tête de leur groupe, mais Liverpool et l’Atletico Madrid pourraient disparaître prématurément de la compétition. L’occasion pour les clubs français et italiens de reprendre pied dans les phases finales de Ligue des champions. Et qui sait peut-être empêcher que pour une troisième fois d’affilée les demi-finales soient 100% hispano-anglaises.