Valenciennes donne une leçon de maintien à ses voisins

Antoine Maes (avec François Launay)

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Si vous êtes Lensois ou Boulonnais, surtout, ne paniquez pas. Le Racing (18e) et l'USBCO (17e) n'ont plus gagné depuis le mois d'août, et nombreux sont les observateurs qui les voient rejoindre Grenoble dans l'ascenseur pour la Ligue 2. Et pourtant, Jean-Guy Wallemme comme Laurent Guyot ont sous les yeux un exemple parfait : celui de Valenciennes. Après 11 matchs, la saison dernière, le VAFC comptait un point de moins que Lens et Boulogne aujourd'hui. A la trêve, il n'en avait que quinze. Mais à la fin du championnat, les Hennuyers ont su s'arracher pour terminer 12es. « C'est très dur quand on rentre dans le vestiaire après les matchs et qu'il n'y a pas de résultat au bout. Quand on voyait qu'on était 20e, ça faisait mal », se souvient Rudy Mater, le défenseur du VAFC.

Ce qui a sauvé Valenciennes, c'est sans doute de n'avoir jamais lâché prise. « Il faut rester costaud et solidaire, garder une ambiance saine. L'an dernier, les équipes qui se sont plantées étaient celles où il y avait des clans. Il faut se dire les choses et ne pas parler dans le dos des coéquipiers », annonce Rudy Mater. A Boulogne, ça n'est pas le cas. « Je ne suis pas résigné. je suis convaincu qu'on peut se maintenir. Ce qu'on a de plus important, c'est l'état d'esprit », martèle d'ailleurs Laurent Guyot. C'est sûrement moins vrai pour les Artésiens, dont la cohésion du vestiaire fait débat. Mais le match nul contre Lorient (1-1) a rassuré. « Il y avait du mieux à tous les niveaux : le jeu, la volonté, l'état d'esprit », souligne Kevin Monnet-Paquet, l'attaquant lensois. Des progrès qui n'ont pas échappé à Rudy Mater. « J'ai vu qu'ils avaient fait un bon match. Surtout, qu'ils continuent à prendre des points. Si tu ne gagnes pas, il faut surtout ne pas perdre, pour ne pas perdre confiance », conseille-t-il.

Car ce redressement spectaculaire, les Valenciennois l'avaient réussi sans virer l'entraîneur. Sans doute rassurant pour Laurent Guyot et surtout Jean-Guy Wallemme, sur le grill ces dernières semaines. « Ce n'est pas une bonne solution. Il faut toujours avoir confiance en son coach pour s'en sortir. On ne savait pas si Antoine Kombouaré allait être viré ou pas. Finalement, il est resté, et on s'en est sorti », explique le Valenciennois pour conclure son kit de survie à usage des clubs en danger. W