Clubs de foot en difficulté: «Essayer de réinsuffler de la confiance »

FOOT La psychologue et préparatrice mentale Nathalie Crépin explique ses solutions pour...

Propos recueillis par Antoine Maes

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Issam Jemaa, l'attaquant lensois, devraitêtre dans le groupe pour affronter Montpellier.
Issam Jemaa, l'attaquant lensois, devraitêtre dans le groupe pour affronter Montpellier. — E. DELPIERRE / 20 MINUTES

Quel rôle pourrait jouer un psychologue du sport dans une équipe en difficulté?

Cela prendrait deux ou trois mois. Il faut faire une analyse du contexte, comprendre les relations entraîneurs-joueurs, voir s'il y a deux ou trois éléments perturbateurs. Après, il peut y avoir la croyance en un préparateur mental «magique», ce serait un effet placebo. Ça pourrait créer un déclic, mais celui-ci ne marche que sur un court laps de temps. Je ne suis pas urgentiste.


>> Pour découvrir le travail de Nathalie Crépin

A Lens, Jean-Guy Wallemme n'hésite pas à pointer du doigt ses joueurs. A Boulogne, Laurent Guyot insiste sur l'état d'esprit de son groupe. Où est la vérité?

Dans le cas de Lens, on part sur le choc psychologique. C'est un style autocratique, on retrouve ça dans les préparations en Allemagne de l'Est. Un cadre rigide, des propos négatifs. C'est à double tranchant, parce que ça peut renforcer le doute. Pour Boulogne, est-ce l'état d'esprit qui génère les résultats ou l'inverse ? L'un ne va pas sans l'autre. Et la blessure de Grégory Thil, le genre d'individualité qui crée un groupe, a été un détonateur.

 

Quelles solutions pour ces clubs?

Il y a le choc psychologique: virer l'entraîneur, changer de joueurs ou de président. Ou on peut réinsuffler de la confiance. Partager des expériences communes peut être bénéfique. L'an passé, les Boulonnais étaient allés sur le port à 4 h du matin voir les pêcheurs.