Marc Planus a plané sur le Bayern

Rémi Bostsarron

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Marc Planus et Mathieu Chalme, hier.
Marc Planus et Mathieu Chalme, hier. — C. BLUMBERG / EPA / SIPA

Marc Planus contre les géants. C'était l'un des duels attendus de ce Bayern-Bordeaux, entre l'homme en forme des Girondins et les grands avants-centres bavarois, Luca Toni et Miroslav Klose. Le défenseur bordelais apprécie de se frotter à ce type de gabarit, et il l'a encore prouvé. Quand certains comme Ciani ou Diarra usent de leur physique pour jouer des ballons aériens, lui fait jouer sa science du placement pour devancer ses adversaires. Et on croit déceler assez vite un certain agacement chez les deux pointes du Bayern, qui se retrouvent rarement en position de frapper, faute de ballon à exploiter.

Face à une formation assez statique, Planus fait aussi admirer la qualité de sa relance, qu'il dit soigner grâce à Laurent Blanc. Exemple avec un modèle de passe intelligente vers Gourcuff (28e), plein axe, qui permet d'éliminer d'un coup quatre joueurs bavarois pour lancer un contre. En deuxième période, changement de décor : le Bayern accélère et Planus est pris de vitesse pour la première fois par Toni, qui ne cadre pas sa frappe (47e). Il tente alors de faire jouer son expérience pour casser le rythme de la partie. L'arbitre n'apprécie pas et lui inflige un carton jaune pour gain de temps (72e). Un avertissement sans conséquence. Planus a conforté, hier, son statut de patron de l'arrière-garde girondine. W