« Notre état d'esprit est redevenu critique »

Recueilli par David Phelippeau

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L'entraîneur nantais a mis les points sur les « i », hier, au lendemain de la déconfiture de son équipe (4-0) face aux joueurs du Havre.
L'entraîneur nantais a mis les points sur les « i », hier, au lendemain de la déconfiture de son équipe (4-0) face aux joueurs du Havre. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

C'est bien connu, une soirée ponctuée d'un trou normand, ça entraîne souvent une bonne « gueule de bois » le lendemain. Hier matin, les Canaris n'y ont pas échappé. La claque reçue au Havre (4-0), lundi soir, était encore sur toutes les joues. Comme au lendemain du match nul contre Laval (0-0), la semaine dernière, joueurs et staff ont passé une bonne partie de la séance de décrassage autour d'une table, hier matin. Une explication de texte qui a duré plus d'une heure et quart. La thérapie de groupe terminée, l'équipe s'est offert quelques tours de terrain. L'entraîneur Gernot Rohr est ensuite venu s'exprimer. A l'entendre, tout est rentré dans l'ordre. Une grosse dose de méthode Coué pour lutter contre un mal qui pourrait être bien plus profond qu'il n'y paraît...

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La claque normande. « On est passés complètement à travers. On a été nuls. On ne peut même pas avoir de regrets, car le résultat reflète ce qui s'est passé sur le terrain. Je n'ai pas senti mon équipe comme d'habitude. Elle manquait d'agressivité, de combativité. C'est toute l'équipe qui a été mauvaise. Je n'ai pas vu un joueur qui a été bon. C'est un résultat qui fait mal, mais il fait aussi prendre conscience de nos faiblesses. Notre état d'esprit, qui était bon depuis notre claque à Troyes [4-0] en août, est redevenu critique, hier. C'est une rechute. C'est l'occasion de repartir à zéro. Il faut assumer ensemble. Le jour de repos de demain [aujourd'hui] n'est pas accordé. On doit repartir de l'avant. »

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La discussion positive d'hier matin « L'explication dans le vestiaire me fait penser qu'on est sur la bonne voie. Tout le monde a fait son autocritique. Les garçons acceptent d'eux-mêmes une remise en cause personnelle et générale. Je ne suis pas tellement inquiet car je crois qu'ils vont réagir. Je crois même que cette claque va faire du bien. »

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Des signes avant-coureurs de cette claque « Le match est le reflet de la semaine après Laval. C'était une semaine pourrie pour de multiples raisons. Le groupe était désuni, dispersé. Il y a eu beaucoup de malentendus. A la blessure de Maréval à la dernière minute, sont venues s'ajouter celles de Jarjat et Zerka. Mais, ça ne doit pas être une excuse car le groupe a les moyens de faire face à ça. On avait essayé un peu de crever l'abcès à travers des discussions individuelles la semaine dernière. Mais, on n'avait pas eu la discussion qu'on a eue, ce matin [hier]...»

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Les reproches publics de Darcheville visés ? « On n'a pas trop envie de revenir sur ses déclarations. Il peut y avoir des choses mal retranscrites, mal interprétées. Tout cela a nui. Ça n'a pas apporté la sérénité nécessaire. Le contexte était malsain. Et ça s'est reflété sur le terrain. Des joueurs ont même été visés... Maintenant, on en a parlé. Rien n'a été occulté. Ça a été franc, direct. D'après des salariés du FCN, le groupe n'a jamais été aussi sain que cette année. On verra s'il est capable de faire face. » W