Morceaux choisis de l'homophobie ordinaire dans le football

A.P.

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 Le défenseur de la Juventus Turin, Nicola Leggrotaglie, le 20 avril 2008 à Bergame.
 Le défenseur de la Juventus Turin, Nicola Leggrotaglie, le 20 avril 2008 à Bergame. — S.Rellandini / REUTERS

Louis Nicollin n’a pas le monopole du dérapage homophobe. La preuve avec ce petit florilège. Quand l’intolérance se mêle à la bêtise.

«L’homosexualité  est une manière de vivre à la mode. Mais devant Dieu et pour la Bible, c'est un péché... Peu m'importe si on me taxe d'extrémiste.» Nicolas Legrottaglie défenseur de la Juventus et catholique fervent qui souhaite arriver vierge au mariage.
 
«Il n’y aura pas un seul pédé dans mon équipe. Et si, d’aventure, l’un d’entre eux tentait de passer entre les mailles du filet, je saurais le repérer.» Otto Baric, sélectionneur de la Croatie à l’Euro 2004)

«Dans les attitudes je n'ai jamais vu quelqu'un qui ressemblait de près ou de loin avec des manières de quelqu'un du coté obscure de la force [sic]». David Ginola sur le plateau du Grand Journal en 2005. 

«Je suis parti de France parce que je vivais au milieu d’un grand nombre de pédés. [...] Je préfère jouer avec un drogué qu’avec un pédé», Edouardo Berrizo, défenseur argentin passé par Marseille de  1999 à 2000.

«Un joueur homosexuel ne doit pas être dans un groupe professionnel. Il existe certaines normes qui doivent être sauvegardées!» Jorge Fossati sélectionneur de l’Uruguay de 2002 à 2004.

«On va les enculer, ces pédés de Nîmois!» SMS de Laurent Nicollin adressé à un supporter de Montpellier le 29 octobre 2008.

«Je crois que, parmi les joueurs, il n'y a pas d'homosexuels. En 40 ans de carrière, je n'en n'ai jamais rencontré et on ne m'en a jamais parlé.» Marcello Lippi, sélectionneur de l’équipe d’Italie.

«Pape Diouf, tes initiales te vont si bien». Banderole des supporters lyonnais adressés au président de Marseille Pape Diouf, le 14 décembre 2008.

«Kébé, on n'est pas racistes, la preuve: on t'encule». Banderole des supporters bastiais adressée à l’attaquant burkinabais de Libourne le 22 février 2008.

«Le rose ne me plaît pas, parce qu'en France c'est la couleur des gays.» Didier Deschamps alors entraîneur de la Juventus au sujet des maillots roses du club turinois. Il s’est excusé par la suite.