Deux anciens présidents du PSG renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris

FOOTBALL Dans le cadre d'une affaire de transferts douteux...

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La mise au jour d'un système d'entente entre Nike et le Paris SG, destiné à rémunérer des joueurs, a déjà valu deux mises en examen à deux anciens présidents: Francis Graille et Laurent Perpère. Mais la justice n'a pas fini d'enquêter sur de nombreux transferts douteux.
La mise au jour d'un système d'entente entre Nike et le Paris SG, destiné à rémunérer des joueurs, a déjà valu deux mises en examen à deux anciens présidents: Francis Graille et Laurent Perpère. Mais la justice n'a pas fini d'enquêter sur de nombreux transferts douteux. — Philippe Huguen & Jacques Demarthon AFP/Archives

 Les juges chargés d'une affaire de transferts douteux au PSG ont renvoyé lundi matin devant le tribunal correctionnel de Paris le PSG en tant que personne morale, deux de ses anciens présidents, Nike France et des agents de joueurs. Un procès pourrait se tenir en 2010.



Un système de fraudes



Le 11 septembre, le parquet de Paris avait requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de 17 personnes, dont les anciens présidents Francis Graille et Laurent Perpère
. Cette affaire concerne des transferts douteux du club parisien entre 1998 et 2003. La justice enquête depuis 2005 sur l'existence d'un vaste système de fraude présumée au sein du PSG entre 1998 et 2003, destiné à répondre aux exigences financières de joueurs et d'entraîneurs en limitant les charges sociales et fiscales versées par le club.


Deux anciens présidents du club, Francis Graille et Laurent Perpère, sont renvoyés pour «faux, usage de faux et travail dissimulé», selon une de ces sources, confirmant une information de Mediapart.
 

Un système bien huilé


Selon l'accusation, le club parisien aurait entre autres demandé à Nike de verser des compléments de salaires à certains joueurs, ce qui aurait permis au PSG de payer moins de charges sociales et aux joueurs moins d'impôts. Pour rentrer dans ses fonds, Nike aurait de son côté facturé de fausses amendes au club pour non-respect des obligations du contrat à l'image.

De 1998 à 2003, vingt-quatre joueurs dont les Brésiliens Ronaldinho et André Luiz, le gardien Lionel Letizi ou Romain Rocchi, et deux entraîneurs auraient bénéficié du système, pour une enveloppe totale de neuf millions d'euros.