Lièvremont ouvre la porte à Michalak

RUGBY Pas au mieux en club, le Toulousain a peut-être une chance unique de s'imposer avec le XV de France. Encore une...

A.P.

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Enfin il revient! L’enfant prodige du rugby français, le demi de mêlée fantasque/demi d’ouverture imprévisible/gravure de mode/tatoué/mannequin, bref Frédéric Michalak, celui qui a fait aimer le rugby aux femmes (et à ceux qui n’aimaient pas le rugby en général) revient en équipe de de France, à la faveur du forfait de Sébastien Tillous-Borde.
Et c’est pas trop tôt, parce que la Mich’, on l’avait quitté après une nouvelle défaite en match de classement de la Coupe du monde 2007. Et il était un peu sonné.
Enfin il revient! L’enfant prodige du rugby français, le demi de mêlée fantasque/demi d’ouverture imprévisible/gravure de mode/tatoué/mannequin, bref Frédéric Michalak, celui qui a fait aimer le rugby aux femmes (et à ceux qui n’aimaient pas le rugby en général) revient en équipe de de France, à la faveur du forfait de Sébastien Tillous-Borde. Et c’est pas trop tôt, parce que la Mich’, on l’avait quitté après une nouvelle défaite en match de classement de la Coupe du monde 2007. Et il était un peu sonné. — Jacky Naegelen/Reuters

C’est  l’histoire de l’éternel retour de l’enfant prodigue du rugby tricolore.  Frédéric Michalak réintègre le groupe France pour la prochaine tournée d’automne. Plus qu’à ses performances, il doit surtout son retour à l’énième forfait du Parisien, Lionel Beauxis. Sous l’ère Lièvremont, le Toulousain n’a fait que passer en coup de vent dans le groupe France. En deux ans, il n’a enfilé qu’à une reprise le maillot frappé du coq. C’était en l’Italie en clôture du Tournoi des VI Nations 2009 dans un match presque sans enjeu.

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Autant dire que l’ouvreur va jouer gros lors de cette tournée d’automne. En concurrence avec le Montpelliérain  François Trinh-Duc pour débuter à l’ouverture face à l’Afrique du Sud le 13 novembre, Frédéric Michalak dispose d’une nouvelle cartouche pour montrer à Marc Lièvremont qu’il peut s’imposer comme le numéro 10 de la Coupe du monde 2011. Elissalde oublié, Skrela blessé, Beauxis trop timoré (et de toute façon sur le flanc à cause d’une fracture) et Trinh-Duc encore limité au pied, les ouvreurs passent, les doutes de Marc Lièvremont restent. Et ce n’est pas le début de saison de Michalak avec le Stade Toulousain qui risque de lui apporté beaucoup plus de certitudes.

Auteur d’initiative plus ou moins heureuse, Michalak s’est souvent vu préférer Jean-Baptiste Elissalde au poste d’ouvreur. Avec sa franchise habituelle, le sélectionneur n’a jamais caché ses doutes sur la capacité de Michalak à pouvoir conduire le camion France. «Pour Fred, aujourd'hui, il n'y a pas de réelle évidence sportive. Certes son expérience humaine est grande, son vécu sportif aussi. Mais j'attends d'un 10 qu'il soit le patron», prévenait Lièvremont en janvier dernier. A 27 ans, Frédéric Michalak doit enfin prouver qu’il peut-être autre chose qu’un génial soliste. C’est ce que le rugby français attend depuis ses 19 ans et ses débuts internationaux.