Deux malades face à face en euroligue

Stéphane Marteau

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Adversaires ce soir (20 h 30) pour le compte de la 2

e journée

de l'Euroligue, l'Asvel et Fenerbahçe partagent plusieurs points communs. Giflées la semaine dernière par Kaunas (71-52) et Barcelone (59-82), les deux formations ont en effet été perturbées dans leur préparation en raison de la participation de leur coach et de plusieurs joueurs au dernier Euro polonais. « L'équipe n'est pas encore en forme. Depuis que je suis revenu, elle n'a pas joué de grand match, hormis celui perdu (81-74) contre Efes Pilsen en Coupe du Président », nous a confié hier Bogdan Tanjevic. Un constat qui fait dire à l'intérieur villeurbannais, Ali Traoré, qu' « il y a un coup à jouer ».

« Fenerbahçe est en rodage, confirme Vincent Collet. Cette équipe, qui possède du talent à tous les postes, cherche comment partager le jeu. Mais elle sera forte un jour. Si elle l'est demain soir [ce soir], nous n'aurons aucune chance. En revanche, si elle est en-dedans, j'espère que nous pourrons saisir l'opportunité. »

En l'absence de son pivot américain, Curtis Borchardt, blessé à la main droite, le coach de l'Asvel devrait utiliser la défense de zone afin de perturber des intérieurs turcs moins mobiles puisqu'ils culminent tous à plus de 2,10 m. Il espère surtout que cette rencontre servira de déclic à sa formation, cinq jours après une défaite douloureuse à Orléans (76-66), la quatrième en cinq rencontres officielles. « Nous progressons, mais c'est encore insuffisant. Nous sommes un peu malades dans la tête. Nous avons tendance à nous décourager rapidement quand ça va moins bien. Nous ne sommes pas suffisamment solidaires. Or, il faut mettre toute notre énergie au service de l'équipe », analyse Collet. W