Les cent dix-huit facettes d'une légende

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118 vies

pour 118 chapitres de l'existence de Fabien Pelous. Comme un clin d'oeil au record de sélections obtenues entre 1995 et 2007, dont 42 comme capitaine. De son enfance à Gibel, petit village du Lauragais, à son dernier match, le 29 mai dernier contre Clermont (voir photo), l'ancien 2e ligne revient en 285 pages sur ses 35 premières années, avec la collaboration du journaliste Benoît Pensivy. L'ex-joueur de Saverdun, Graulhet et Dax, triple champion de France et double champion d'Europe avec Toulouse, évoque entre autres ses relations avec Guy Novès, la rivalité Stade Français-Stade Toulousain ou les coulisses des Bleus. Il épingle aussi Bernard Laporte et l'engouement irrationnel autour de Sébastien Chabal. Le premier se voit reprocher l'épisode de la lettre de Guy Môquet, lors du Mondial 2007. « Quel Laporte avions-nous face à nous : le sélectionneur du XV de France depuis 2000 ou le futur secrétaire d'Etat ? », interroge Pelous. Quant au célèbre barbu, « vedette » de cette même Coupe du monde, « il faut bien admettre que sportivement, cette médiatisation n'était pas justifiée », observe le jeune retraité, pas plus que celles de « Castaignède en 1999, Michalak en 2003 ou même Bernard Laporte durant ses deux mandats ». Décidément... « J'ai simplement confié mon ressenti sur certains moments de ma carrière », réagit aujourd'hui Fabien Pelous. Avant de confier, pince-sans-rire : « En tout cas, je n'ai pas reçu de menaces de mort. » W

N. S.