Les Canaris tournent en rond dans leur cage

Julien Ropert

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Djamel Abdoun et ses coéquipiers ont manqué d'imagination et d'envie face aux Lavallois.
Djamel Abdoun et ses coéquipiers ont manqué d'imagination et d'envie face aux Lavallois. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Et si la victoire en terre dijonnaise (2-1) n'avait été qu'un trompe l'oeil ? Hier, Nantes a concédé devant Laval un troisième nul (0-0) en quatre rencontres, donnant surtout la désastreuse impression d'une équipe sans envie, et sans idée. Un constat que La Beaujoire avait pu faire rapidement, au vu de la première période de ses favoris, d'une grande médiocrité et rythmée par les fautes techniques et les mauvais choix.

Tout le contraire d'une équipe lavalloise vivante et joueuse, mais maladroite dans les vingt derniers mètres. Avec un peu plus d'adresse dans la finition, Do Marcolino, joliment servi par Genest, aurait pu ouvrir le score dès la douzième minute de jeu. En face ? Rien, ou presque. Tout juste notera-t-on une reprise trop enlevée de Zerka sur un centre d'Abdoun (27e). Manque de mouvement, bloc distendu, excès d'individualisme, les joueurs de Gernot Rohr semblaient incapables de déstabiliser le voisin mayennais. D'autant que Zerka, seul Nantais à proposer des appels intéressants, devait sortir à cause d'une contracture et céder sa place à Djordjevic à la demi-heure de jeu. Et le deuxième acte n'allait pas révolutionner l'histoire de ce match, même si les Nantais mettaient, par séquences, un peu plus de conviction et d'impact physique. Un (léger) surcroît d'intensité qui était loin de suffire, faute de justesse technique. Et les plus gros frissons de ce deuxième acte étaient à mettre au crédit des Lavallois, quand Kamenar manquait d'être pris à contre-pied par une frappe déviée de Raddas (83e), et quand ce même Raddas touchait le dessus de la barre nantaise (84e). Nantes, au fond, avait presque de quoi se satisfaire du point empoché. Triste constat. W