Les canonniers valenciennois assurent le spectacle offensif

Antoine Maes

— 

Le milieu offensif Fahid Ben Khalfallah admet que l'équipe a « de la réussite ».
Le milieu offensif Fahid Ben Khalfallah admet que l'équipe a « de la réussite ». — E. DELPIERRE / 20 MINUTES

La Ligue 1 vous ennuie ? Regardez Valenciennes ! Car après neuf journées de L1, le club nordiste est sans conteste l'équipe la plus spectaculaire du championnat. L'attaque valenciennoise est la meilleure de France, à égalité avec celle de Montpellier (17 buts), mais la défense craque presque aussi souvent (15 buts encaissés). Des chiffres qui expliquent le classement des Valenciennois (10e), mais pas le fait que les hommes de Philippe Montanier n'aient encore jamais fait les honneurs d'un prime time télévisé. Et pourtant, ceux qui ont suivi le VAFC depuis le début de la saison assistent en moyenne à 3,5 buts par match. Grégory Pujol et Fahid Ben Khalfallah ont tenté, pendant une heure hier matin, lors de la conférence de presse, de répondre à cette question : comment expliquer que l'équipe ait déjà marqué la moitié de son total de buts de la saison précédente en à peine un quart du championnat ?

Bien sûr, il n'y a pas qu'une seule raison. Le travail, d'abord. « On bosse beaucoup devant le but », souligne Grégory Pujol. Le facteur chance, aussi. « Par rapport à la saison dernière, on a peut-être moins d'occasions, mais on a de la réussite. Je reste persuadé que ça ne tient pas à grand-chose », avance Fahid Ben Khalfallah. Pour le reste, c'est du réglage de précision.

La qualité des offensifs nordistes est indéniable. Danic, Pujol, Ben Khalfallah, Audel, Samassa et consorts apportent beaucoup. Chacun dans un registre différent. « On essaie de trouver les attaquants rapidement. Après, on peut bouger, permuter. On sème le bazar dans la défense adverse », explique Grégory Pujol. « L'équipe évolue en 4-3-3, mais ce n'est pas figé. Ensuite, il n'y a pas qu'un mec qui se détache. C'était le problème l'an dernier à Caen, où il n'y avait que Savidan qui marquait », observe Ben Khalfallah.

Tout cela n'empêche pas de rester prudent. Car les artilleurs du VAFC ne pallieront pas éternellement les carences du secteur défensif. Mais pas question de changer d'état d'esprit. « Si on pensait un peu trop à défendre, peut-être ferait-on moins d'efforts devant. Quitte à choisir, je préfère rester comme ça », conclut Grégory Pujol. Les spectateurs sont certainement du même avis. W