villeurbanne veut faire danser les baltes

Stéphane Marteau

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Une longue attente. Après quatre ans d'absence, l'Asvel effectue ce soir, à Kaunas, son retour dans le gotha du basket continental. Dernier club français à avoir participé au Final Four de l'Euroligue en 1997, Villeurbanne vise cette année une qualification pour la seconde phase (Top 16). L'objectif est ambitieux, tant les équipes de Pro A ont souffert dans cette épreuve depuis plusieurs saisons. Vincent Collet est bien placé pour le savoir, lui qui n'a remporté que six succès en vingt-huit rencontres entre 2006 et 2008, à l'époque où il dirigeait Le Mans. « Ce sera forcément difficile, mais nous allons essayer de relever le défi », annonce le coach rhodanien.

Son équipe devra terminer à l'une des quatre premières places d'un groupe relevé qui comprend Barcelone, champion d'Espagne et 3e du dernier Final Four, Sienne, champion d'Italie et quart de finaliste l'an dernier, Fenerbahçe, le Cibona Zagreb et Kaunas. « Zagreb et Kaunas sont les plus prenables, mais ça ne veut pas dire qu'ils le seront pour nous, souligne Collet. Le match contre Kaunas est déterminant dans la mesure où nous devrions disputer un mini-championnat avec cet adversaire et Zagreb. Chacune des rencontres entre ces trois équipes sera importante. »

Vainqueur de l'Euroligue il y a dix ans, le vice-champion de Lituanie est depuis rentré dans le rang, mais cette formation reste difficile à manoeuvrer, surtout dans sa salle « où elle vaut vingt points de plus qu'à l'extérieur et où elle est soutenue par un public de fou furieux, prévient le coach de l'équipe de France. L'an dernier, Nancy n'avait pas existé là-bas (105-94), alors que l'équipe de Kaunas était bien moins forte que celle de cette année. »

La formation lituanienne a été renforcée notamment par les arrivées de l'arrière américain Marcus Brown, meilleur marqueur de l'histoire de l'Euroligue (2 508 points inscrits en 156 matchs) et de son compatriote Travis Watson, meilleur rebondeur de la compétition il y a deux ans avec Milan (9,7 prises par match). Avec eux, Kaunas a remporté onze de ses douze matchs officiels disputés depuis le début de la saison.

Seul le CSKA Moscou a réussi à le faire chuter, la semaine dernière, dans le cadre de la VTB United League (90-74). « Sur ce que j'ai vu, cette équipe est plus forte que nous actuellement. Elle est impressionnante dans sa dimension physique et possède une armée de shooteurs à trois points. Nous devrons essayer de contenir cette furia. De toute façon, c'est à nous de hisser notre niveau de jeu. Il faudra être meilleur que samedi face à Strasbourg (90-66) pour avoir une chance de s'imposer. » Toutefois, un revers ne serait pas rédhibitoire selon Vincent Collet. « Mais dans cette hypothèse, l'écart de point sera important pour la suite de la compétition. » W