Albin Ebondo, le héros zen

Nicolas Stival

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Le défenseur toulousain, absent depuis la fin août pour blessure, a réussi son retour.
Le défenseur toulousain, absent depuis la fin août pour blessure, a réussi son retour. — M. VIALA / DDM

Et Albin Ebondo délivra le TFC. Grâce à un tir croisé gagnant, le latéral droit de 25 ans a permis à son équipe de remporter, dimanche contre Paris (1-0), un précieux succès, et de remonter à la 12e place de L1. « Ce n'est pas ma vocation de marquer, alors ça fait deux fois plus plaisir », s'amuse le défenseur du TFC, auteur de son 3e but en 160 rencontres de L1, le premier depuis deux ans et demi.

Au gardien parisien Grégory Coupet, qui estime qu'il ne l'aurait sans doute pas trompé sur un terrain moins pourri que celui du Stadium, Ebondo rétorque simplement : « Il est vrai qu'il y a un rebond juste avant que le ballon ne rentre. Mais avec une meilleure pelouse, j'aurais peut-être marqué d'une autre manière... » Absent depuis la fin août à cause d'une blessure à la cheville gauche, le défenseur a réussi son retour à la compétition, même si le spectacle général, dimanche au Stadium, a été médiocre. « Il faut d'abord retrouver nos fondamentaux, être très agressifs, plaide Ebondo. Ensuite, notre jeu se mettra en place. »

Le dernier rescapé de la saison 2003-2004, celle du retour du TFC en L1, ne sait pas encore s'il prolongera l'aventure au-delà du terme de son contrat, en juin 2010. « Les discussions sont en stand-by », lâche-t-il. Autre dossier en attente : son avenir international. L'ancien défenseur de l'équipe de France Espoirs est convoité par le Congo, le pays de ses parents. « Je n'ai pas encore fait mon choix », glisse calmement l'intéressé. Les Diables rouges de Brazzaville n'ont plus qu'à patienter... W