Le FCN, cette force tranquille

David Phelippeau

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Jérôme Alonzo n'a pas vu la même équipe. La dernière fois qu'il avait été titulaire en match officiel, son club avait sombré. C'était à Troyes (4-0), début août, en Coupe de la Ligue. Lundi soir, contre Metz, le portier nantais a bien cru revivre un remake du match de l'Aube. Après douze minutes, il va cueillir ses deux premiers ballons au fond de ses filets. Il encaisse deux buts « évitables », selon lui, mais imparables. A cet instant-là, il n'y a pas beaucoup d'observateurs qui auraient misé un centime sur un retour du FCN. L'équipe faillit en défense, patauge au milieu et ne se trouve pas en attaque. Rien ne tourne rond.

Gernot Rohr, lui, n'a jamais douté. « On n'est plus la même équipe qu'à Troyes, estime l'entraîneur. On est devenu une vraie formation. On a des certitudes. Ce groupe a de la qualité et de la solidarité. » Et pourtant, le contexte n'est pas des plus propice. « A 2-0, ce n'est pas évident de garder son sang-froid, poursuit Rohr. Il y a de la fébrilité, les sifflets du public, des cris qui descendent des tribunes... Mais, les joueurs sont restés tranquilles. » « Ce n'est pas tous les jours, sur les terrains d'Europe, qu'on remonte deux buts comme ça, se réjouit Alonzo. A Troyes, on avait fait un quart d'heure identique, sans la même réaction derrière... On n'a pas répété nos erreurs. On n'a pas coulé, pas baissé les bras. » La preuve que cette formation peut se targuer d'avoir une certaine marge de sécurité. « C'est vrai, on a confiance en nous, commente Rohr. On possède des arguments et des joueurs de talent. » Que de nombreuses équipes de L2 envient au FCN. W