Ahmed Kantari ancré dans la défense centrale brestoise

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Brest comme port d'attache. Alors qu'il espérait lancer sa carrière pro à Strasbourg, Ahmed Kantari, 24 ans, a dû se résoudre à traverser la France pour se faire une place dans une défense centrale. « C'est Pascal Janin qui m'a fait confiance en premier », rappelle le joueur formé au Paris Saint-Germain et passé par le Racing de juin 2005 à janvier 2007. « Je ne le connaissais pas, avoue l'entraîneur strasbourgeois. Il a accepté de venir huit jours à l'essai et m'a convaincu. C'est un joueur de tempérament qui se bat pour son équipe, donne tout malgré quelques limites. » Comme sa vitesse, explique-t-il.

Ahmed Kantari garde un oeil attentif sur les résultats strasbourgeois. « Je suis vachement étonné du début de saison du Racing. » D'un « non » énergique, il coupe quand on lui parle d'une possible descente du club. « A Strasbourg, la pression est grande car le club est celui de la région et pas seulement de la ville. » A Brest, l'entame de championnat est plus calme. Les Bretons occupent la sixième place à deux points du Havre, troisième. Le défenseur ne se laisse pas griser : « Notre ambition [le maintien] n'a pas évolué. Mais si on continue comme ça, on fera un point à la mi-saison. » Ce qui lui importe, vendredi, c'est de porter l'invincibilité brestoise à six matchs. Les Strasbourgeois visent la passe de quatre. Ahmed Kantari prévient que le Stade brestois ne jouera pas le nul : « A domicile, on prend des risques pour gagner [quatre victoires, une défaite]. » W F. H.