Bordeaux reprend son tour

Rémi Bostsarron

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Le Néerlandais Knaven avait gagné l'étape au terme d'une longue échappée en 2003.
Le Néerlandais Knaven avait gagné l'étape au terme d'une longue échappée en 2003. — M. BRUQUE / EPA / SIPA

Bordeaux et le Tour de France écriront en 2010 une nouvelle page de leur très longue histoire commune. L'annonce sera faite officiellement aujourd'hui, avec la présentation du tracé : le 23 juillet, pour la 79e fois, la capitale girondine accueillera une arrivée. C'est un événement, car la Grande Boucle, qui avait rendu presque systématiquement visite à la Belle endormie entre 1903 et 1999, ne s'y est arrêtée qu'une fois ces dix dernières années (en 2003).

Pour les coureurs, ce retour dans la ville de province la plus fréquemment visitée n'est pas anodin. « Les grimpeurs ont le Ventoux, les sprinters ont Bordeaux, explique Alain Célérier, président de la section cyclisme des Girondins. Pour eux, c'est l'étape la plus prestigieuse derrière celle des Champs-Elysées. » Le Néerlandais Servais Knaven, vainqueur au terme d'une longue échappée il y a six ans, fait effectivement figure d'exception dans un palmarès où abondent les « grosses cuisses » comme Abdoujaparov, Moncassin, Zabel ou Steels, pour n'évoquer que les vainqueurs plus récents.

Même si les arrivées n'ont plus lieu sur la piste du Parc Lescure depuis sa destruction dans les années 1980, cette tradition du sprint massif demeure. Parce que la Gironde est plate, mais aussi parce que Bordeaux est proche des Pyrénées. Quand le peloton débarque, soit il achève sa première semaine de course, avec encore tous les sprinters en son sein, soit il sort de la montagne et reprend son souffle. Ce sera le cas l'année prochaine. Le 24 juillet, les coureurs devraient disputer un contre-la-montre entre Bordeaux et Pauillac, avant de rallier Paris. W