Aly Cissokho rêve en Bleu

Stéphane Marteau

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Le latéral (en bleu), ici en Ligue des champions contre Anderlecht, jouait encore en Ligue 2 à Gueugnon, il y a un an et demi.
Le latéral (en bleu), ici en Ligue des champions contre Anderlecht, jouait encore en Ligue 2 à Gueugnon, il y a un an et demi. — E. LEMAISTRE / EPA / SIPA

Samedi, il a assisté devant son poste de télévision au succès de l'équipe de France devant les îles Féroé (5-0). Ce soir, il sera certainement encore attentif à la prestation des joueurs de Raymond Domenech face à l'Autriche. Titulaire indiscutable sur le flanc gauche de la défense de l'OL, Aly Cissokho a forcément dans un coin de sa tête l'espoir d'être appelé un jour chez les Bleus. « C'est un rêve pour tout joueur », reconnaît-il. Si son rêve était inaccessible il y a encore un an et demi lorsqu'il évoluait en Ligue 2 avec Gueugnon, il l'est beaucoup moins depuis qu'il a rejoint le septuple champion de France. La saison dernière, il s'est révélé au FC Porto, avec lequel il a réalisé le doublé coupe-championnat et atteint les quarts de finale de la Ligue des champions. Sa trajectoire a été tellement fulgurante que tout semble possible à ce joueur de 22 ans d'origine sénégalaise.

Mais l'intéressé ne se projette pas aussi loin. « Je ne me prends pas la tête. Si l'équipe de France doit venir, elle viendra. Mais pour le moment, je pense plus à mon club et je ne me vois pas participer à la Coupe du monde en Afrique du Sud si les Bleus se qualifient. » Aly Cissokho est conscient qu'il lui sera difficile de déloger les Patrice Evra, Gaël Clichy et autres Eric Abidal. « Il y a de bons joueurs à mon poste qui évoluent dans de grands clubs et qui possèdent beaucoup d'expérience, souligne-t-il. Je vais donc continuer à faire mon travail afin de m'imposer à Lyon. »

Cissokho a disputé toutes les rencontres de l'OL dans son intégralité à l'exception du match contre Auxerre. Mais il se refuse à penser qu'il est indéboulonnable en raison de l'absence de concurrence à son poste depuis le départ de Fabio Grosso à la Juventus Turin. « Je ne me mets surtout pas cela en tête car cela pourrait me nuire. Si le coach me fait confiance et me demande d'enchaîner les matchs, je serai prêt à le faire car je suis un compétiteur, même si ce n'est pas facile physiquement. Le départ de Fabio n'a pas été un soulagement. Tout s'est bien passé avec lui durant les deux semaines où nous nous sommes côtoyés. »

Le joueur formé à Blois se prépare donc aux prochaines échéances que s'apprête à livrer l'OL, samedi face à Sochaux et mardi prochain à Anfield contre Liverpool en Ligue des champions. « Nous avons hâte de retrouver les internationaux afin que le groupe soit au complet. La pression va revenir au fil des jours avec l'enchaînement des rencontres. » W