Yannick Bazin, le roi du passe-passe

VOLLEY Le passeur de Paris occupe une place centrale dans son équipe, mais aussi en dehors...

Romain Scotto

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Le passeur de l'équipe de France et du Paris-Volley, Yannick Bazin, lors de l'Euro en Pologne, le 13 septembre 2009.
Le passeur de l'équipe de France et du Paris-Volley, Yannick Bazin, lors de l'Euro en Pologne, le 13 septembre 2009. — T.Bozoglu/SIPA

La finale du championnat de Pro A est terminée depuis une petite heure, en mai dernier. La salle Charpy baigne dans les confettis quand Yannick Bazin improvise un tour d’honneur personnel. En caleçon flashy, le trophée sur la tête, le passeur du Paris-Volley déboule des vestiaires, tel un chien dans un jeu de quille. «Ça c’est bien lui, un bon vivant qui met l'ambiance, commente Clément Bleuze, son coéquipier, mais aussi ami d’enfance. Il avait gardé le même caleçon pendant tous les play-offs, on lui dit d’aller le montrer...»

Dans le groupe du champion de France, en partie remodelé à l'intersaison, le passeur international assume sa double casquette. Celle du leader sur le terrain, boosté par un été rayonnant avec les Bleus, mais aussi celle du bambocheur capable de faire sourire toute une équipe après une défaite. «C’est vrai, ça fait partie de moi, concède-t-il. J’ai eu longtemps cette étiquette de joueur qui sort tout le temps. Maintenant… C’est plus difficile. Je me rends compte que pour être bien en match, il faut vraiment être prêt physiquement.»

«Un joueur très écouté»

Son coach est formel, à l’entraînement, Yannick Bazin reste un modèle d’application. Un passeur génial, «le plus physique au monde», capable de prendre la balle très haut, sans «pomper» le ballon. Pour parfaire la panoplie, Mauricio Paes met aussi en avant ses qualités «au bloc et au service». Tout ce qu’il fallait à l’équipe de France l’été dernier pour ramener une médaille d’argent de l’Euro turc.

«J’en garde évidemment un grand souvenir. Mais pour moi, ça ne change pas grand-chose, analyse l’intéressé. L’entraîneur me demande juste d’être plus constant dans mon jeu.» A la veille d’un match déjà capital face à Montpellier, mardi soir, certains coéquipiers notent une légère évolution. Sur le terrain Bazin dégage quelque chose en plus. «Il avait déjà une grande confiance en lui. Mais là, ça transparaît sur les autres, enchaîne Bleuze. Il est très écouté.»

Entraîneur en Nationale 3

Deux fois par semaine, le passeur endosse même le costume d’entraîneur de Fontenay-aux-Roses, le club de ses débuts, actuellement en Nationale 3. Une fenêtre qui lui permet de s’aérer. Et d’oublier les soucis du début de saison de son club, défait d’entrée à Narbonne (1-3), samedi. «Pour l’instant, l’équipe est moins forte que l’an dernier. Il y a plein de trucs à travailler. Mais je suis sûr qu’on va réussir à les mettre en place rapidement.» Au cas où, le caleçon est toujours prêt.