Le premier pas de Brahmia dans le foot pro

Floréal Hernandez

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Farez Brahmia, 19 ans, aété titulaire pour la première fois après six ans au RCS.
Farez Brahmia, 19 ans, aété titulaire pour la première fois après six ans au RCS. — G. VARELA / 20 MINUTES

Sur un nuage. Depuis vendredi dernier, Farez Brahmia, 19 ans, vit à un mètre du sol, en pleine béatitude. A Angers, il a touché au but : « Jouer en pro avec mon club formateur. » « Je joue au Racing depuis mes 13 ans. Etre dans le groupe, c'était magnifique. Titulaire, un rêve », explique, tout sourire, le milieu offensif droit d'origine algérienne. Il ne s'attendait pas à débuter face au SCO d'Angers : « A la causerie, sur le tableau, j'ai regardé le nom des remplaçants. Je ne voyais pas le mien. Je me suis dit qu'on m'avait oublié. Etre titulaire, ça m'a fait chaud au coeur. »

De sa première, il peut citer une foule de détails : « Quand je suis entré sur le terrain, j'ai vu le drapeau du club, le logo de la Ligue 2, c'était comme à la télé. » En difficulté sur les premiers ballons, Farez Brahmia s'est senti à l'aise après cinq minutes. « J'avais l'impression d'être complice avec Stéphane [Pichot, défenseur latéral droit] comme si nous jouions ensemble depuis longtemps. » Il a même réussi à se procurer une occasion. « Si j'avais été bon de la tête, j'aurais mis le but », regrette-t-il, conscient qu'il lui faut progresser dans ce domaine, mais aussi physiquement. « Si on me met un coup d'épaule, je risque de tomber plus facilement qu'un autre », rigole le milieu d'un 1,73 m pour 66 kg.

Sa première titularisation, il a pu la fêter avec sa famille, le week-end dernier. Le natif de Saint-Louis a toujours baigné dans le foot avec un père qui, « sans des soucis au genou, aurait pu être pro ». Son frère aîné, Saphy, joue en quatrième division suisse, son cousin, Mickaël Feghoul, à Saint-Louis (CFA 2) et son oncle entraîne les 19 ans ludoviciens.

Farez Brahmi a mis « un premier pied dans le monde pro », mais n'a pour l'instant pas de casier dans le vestiaire. « David Ledy m'a fait une petite place dans le sien. Entre Haut-Rhinois, on se comprend », plaisante-t-il. Surtout, il n'a pas encore de contrat. Ni pro, ni stagiaire. Il bénéficie simplement d'une convention de formation. « Le Racing prend en charge mes études de commerce à l'Iseg et me rembourse mes frais kilométriques. Après, je touche des primes de match. » Pour le reste, il s'en sort avec des aides, notamment celles de la CAF. Farez Brahmia rêve maintenant de mettre un deuxième pied dans le foot pro en signant bientôt son premier contrat. W