Patrice Canayer: «Pas le Real Madrid du handball»

HANDBALL La dream team montpelliéraine s'attaque à l'Europe, en toute humilité...

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 Patrice Canayer, l'entraîneur du Montpellier Handball, au milieu de ses joueurs en finale de la Coupe de la Ligue à Miami, le 11 avril 2009
 Patrice Canayer, l'entraîneur du Montpellier Handball, au milieu de ses joueurs en finale de la Coupe de la Ligue à Miami, le 11 avril 2009 — S.Pillaud/AFP

L’entraîneur du Montpellier handball a répondu à 20minutes.fr depuis la Roumanie, où son équipe va affronter Constanta.

 

 

La Ligue des champions vient de débuter et vous jouez Constanta jeudi soir. Quand on compte Nikola Karabatic dans son effectif, on part forcément favori…

 

Pas forcément. Nous abordons ce match avec humilité. Constanta est une bonne équipe, championne de Roumanie et j’ai le souvenir d’un match très accroché contre elle il y a deux ans qui s’est terminé avec seulement deux buts d’écart. Kiel avait aussi eu beaucoup de mal face à cette équipe.

 


Il n’empêche qu’après la claque infligée à Salonique (46-20, le week-end dernier) et votre bon début de championnat (trois victoires en trois matchs), Montpellier est attendu.

 

Pour le moment, on n’a pas vraiment dû faire face à des équipes fortes. Pour Salonique, c’était leur premier match en Ligue des Champions. En championnat, on est tombé face à des équipes qui n’évoluaient pas à leur meilleur niveau, avec quelques blessés.


 

Vous refusez le statut de favori?

 

En championnat, non, on l’assume. Ce statut est légitime et accepté. Mais en Ligue des champions, on figure parmi les sept, huit équipes qui peuvent prétendre au titre. Après, la Coupe d’Europe c’est aléatoire, le moindre faux pas se paie cash. On est loin d’être le Real Madrid du handball.

 


Si vous ne prétendez pas tout de suite au titre européen, que visez-vous?

Notre objectif est de mettre en place les structures pour que le club s’installe dans le haut niveau européen sur le long terme. Cette année, nos partenaires ont fait des efforts pour composer une belle équipe. Nous montons en puissance, mais il faut encore attendre de jouer dans la grande salle de 10.000 places l’an prochain [pour le moment, Montpellier joue dans une salle de 3000 places].


Propos recueillis par Matthieu Payen