Didier Deschamps: «Le compte n'y est pas, c'est une certitude»

FOOTBALL L'entraîneur de l'OM tire un bilan mitigé du début de saison de son équipe...

De notre journaliste à Marseille, Sandrine Dominique

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 L'entraîneur marseillais, Didier Deschamps, pensif contre Rennes, le 22 août 2009.
 L'entraîneur marseillais, Didier Deschamps, pensif contre Rennes, le 22 août 2009. — S.Mahe / REUTERS

Avec un recrutement chatoyant, tout le monde annonçait l’OM comme le favori du championnat. Résultat, les Olympiens se font mitrailler (9 buts encaissés en 5 matchs) et se traînent à la 5e place de la Ligue 1. L'entraîneur Didier Deschamps relativise.

 

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Quelle est l’ambiance à l’entraînement cette semaine, après trois revers consécutifs?

Ce n’est agréable pour personne et surtout pas pour les joueurs. Même si on n’a pas un groupe complet car certains sont partis en sélection. Les autres se remettent au travail ou sont aux soins comme Brandao et Diawara. Il y a eu beaucoup de déception dimanche à la fin du match [1-2, contre Monaco], elle est encore un peu là mais la route est longue. Les joueurs et moi sommes conscients qu’on est capables de faire beaucoup mieux.

 

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Avec 14 points en 8 journées de L1, vous avez pris un certain retard sur votre tableau de marche…

Le compte n’y est pas, c’est une certitude. Les deux défaites à Valenciennes et Monaco nous ont fait prendre du retard. Même si je suis convaincu du potentiel individuel et collectif de ce groupe, il faut être lucide. Le problème actuel est que l’on prend trop de buts [9 dont 5 lors des deux derniers matchs de L1]. Notre solidité défensive a volé en éclats après trois bonnes semaines. Pour un ensemble de raisons. Des joueurs sont, individuellement, en dessous de leur niveau. Il y a eu des blessures, des suspensions, et pour certains une préparation d’avant saison quelque peu tronquée. Tout ça a retardé le vécu collectif du groupe qui manque de repères et de certitudes. Même si je ne veux pas me servir de ça comme d’une excuse ou d’une explication à notre mauvaise passe.

 

Pour remédier à ces difficultés, vous parliez de revenir à du basique. Expliquez-nous?

Oui par rapport à la situation actuelle, il faut aller à l’essentiel. Il faut se retrousser les manches, se serrer les coudes et retrouver l’efficacité dans les différents secteurs pour offrir moins d’espaces à l’adversaire. Ça passe par de la simplicité dans le jeu, avec et sans ballon, de la détermination et des lignes plus resserrées.

 

Est-ce que vous tâtonnez toujours  dans votre recherche du système de jeu?

[Rires] Je relativise beaucoup vous savez. Le système, je me dis que ça n’a pas vraiment d’importance, parfois j’ai changé de schéma et ça c’est bien passé, parfois moins bien. Mais je n’ai absolument pas d’interrogation sur les positions des joueurs. Je sais comment et où utiliser chaque joueur, après c’est une question d’animation et ça, c’est plus compliqué. Mais je ne fais pas de tests ou d’essais comme vous en avez l’impression. Quand je choisis un système c’est parce que je pense que c’est le meilleur pour le match en question. Par exemple, je sais déjà dans quel système on va jouer à Nancy. Mais tout dépendra ensuite, de l’état de forme des joueurs.

 

Ce déplacement à Nancy le 17 octobre s’annonce déjà décisif?

Ce ne sera pas décisif car le championnat est long mais quand on perd trois matchs consécutivement, on sait qu’il y aura forcément de la pression. Et ça serait bien de repartir du bon pied, c’est sûr.