à Armentières, une équipe pauvre mais fière

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Dur, dur, les débuts dans l'élite. Tout juste promue en Ligue féminine, la Section Ouvrière d'Armentières a concédé deux défaites en ouverture du championnat. Certes, contre deux poids lourds du basket féminin français, Villeneuve-d'Ascq et Bourges. « On travaille dur, mais on devrait y arriver », sourit Bruno Tytgat, le président armentièrois. Toute l'ambition nordiste est résumée dans cette phrase d'une grande humilité. Car avec 750 000 à 800 000 euros de budget, le SOA ne se permet aucune folie. « Il faut être prudent et discret, c'est notre devise. On ne vit pas au-dessus de nos moyens, surtout dans le contexte actuel. Si on fait n'importe quoi, le club explose. En fin de saison, s'il y a une surprise, elle ne pourra être que bonne », poursuit ce patron d'une entreprise de véhicule industriel.

Le maintien est d'ailleurs le seul objectif du club, qui se déplacera à Aix samedi. « Il y a six équipes qui vont se battre pour le maintien. Pour le moment, sportivement, on est un peu à la ramasse. Ce sera dur, il ne faut pas croire au Père Noël. Ce serait triste si on descendait, mais on aura au moins vécu quelque chose d'extraordinaire », explique Bruno Tytgat. Car la montée à tout de même permis au club de finaliser son centre de formation et de se faire offrir une nouvelle salle. Un outil dans laquelle l'équipe de Stéphane Lalart va devoir se montrer redoutable. W

A. M.