« Je travaille, je bosse en silence, et je continue de progresser »

Recueilli par Sandrine Dominique

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Vous êtes entré en jeu en seconde période, dimanche, face à Monaco [1-2]. Comment avez-vous vécu ce retour, sachant que vous n'aviez plus joué autant depuis le 30 septembre et la venue de Bordeaux [0-0] lors de la 4e journée de L1 ?

J'avais une grosse envie, justement, car ça faisait longtemps que je n'avais plus autant joué. Après les deux premiers revers de la semaine, on avait à coeur de gagner devant notre public et de recoller ainsi au peloton de tête. Face à Monaco, il fallait que l'on montre une réaction d'orgueil. Moi, je me suis senti bien en jambes. J'ai essayé d'amener ma gnaque, sans en faire trop non plus, et de provoquer pour que l'on inverse la situation, qui était très compliquée [0-2 à la pause]. On s'est d'ailleurs créé beaucoup d'occasions en seconde période.

Mais cela n'aura pas suffi. Trois revers consécutifs en sept jours, c'est dur à digérer...

Cette défaite face à Monaco fait mal aujourd'hui. Mais il faut continuer à aller de l'avant. Avec la trêve internationale, on a une semaine pleine pour recharger les batteries. On ne doit surtout pas baisser les bras et bien travailler à l'entraînement, car le championnat est encore long. C'est sûr, si on baisse la tête, on va plonger. Il y a eu beaucoup de changements dans cette équipe marseillaise. Il lui faut un peu de temps, mais la mayonnaise va finir par prendre.

Personnellement, pensez-vous que votre prestation face à Monaco puisse pousser le coach, Didier Deschamps, à vous titulariser, ce qui n'a jamais été le cas cette saison ?

Je ne sais pas. C'est au coach qu'il faut poser la question... Moi, je travaille, je bosse en silence, et je continue de progresser. C'est la raison pour laquelle je voulais rester ici. W