Les Girondins ne sont plus d'attaque

Rémi Bostsarron

— 

Marouane Chamakh est beaucoup moins décisif depuis quelques semaines.
Marouane Chamakh est beaucoup moins décisif depuis quelques semaines. — P. SAURA / SIPA

Le calcul est simple à faire : lors de leurs sept derniers matchs toutes compétitions confondues, les Girondins ont marqué sept fois, soit en moyenne une fois par rencontre. Un rythme inférieur à celui de la saison dernière (1,7 but par match). Leur solidité défensive leur a permis de masquer cette carence pendant deux mois. Mais quand leur arrière-garde a failli pour la première fois, la sanction est tombée sous la forme d'une première défaite, à Saint-Etienne (3-1), samedi dernier.

G

Chamakh s'est éteint Lors des trois premières journées de championnat, les Girondins avaient inscrit la bagatelle de onze buts. Lens (4-1), Sochaux (2-3) et Nice (4-0) avaient subi la loi du duo Gourcuff-Chamakh, auteurs respectivement de quatre et trois réalisations. Les deux artistes paraissaient irrésistibles. Mais depuis la mi-août, aucun des deux n'a plus marqué. Et si le Breton a maintenu son influence sur l'équipe, le Marocain, lui, se montre moins percutant. Paradoxalement, il marque le pas depuis qu'il a annoncé qu'il restait à Bordeaux.

G

Les autres buteurs ne marquent pas Cinq des sept derniers buts bordelais ont été l'oeuvre d'un milieu de terrain (Plasil, Wendel, Jussiê), d'un défenseur (Ciani) ou d'un adversaire contre son camp (le Boulonnais Lachor). Un constat symptomatique de l'absence de réussite des buteurs girondins. Bellion et Cavenaghi n'ont plus marqué depuis février. Reste l'espoir Gouffran, buteur contre Grenoble (1-0) et à Boulogne (0-2). Toujours quelconque quand il doit évoluer sur le côté droit, l'ex-Caennais semble enfin justifier son désir d'évoluer en pointe.

G

Les coups de pied arrêtés ne suffisent pas Comme la saison dernière, c'est la grande force des Bordelais. Cinq de leurs sept derniers buts résultent d'un corner, d'un coup franc ou d'un penalty. Mais le recours quasi-systématique à cette science des coups de pied arrêtés témoigne aussi de leur difficulté à marquer dans le cours du jeu. Un handicap qui se manifeste particulièrement quand les Girondins cherchent à plier une rencontre. En restant toujours à la merci d'un retour adverse, les joueurs de Laurent Blanc enchaînent les matchs usants, tant physiquement que psychologiquement. W