L'air marin fait du bien aux Dogues

à Boulogne, Antoine Maes

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A Lille, on profite souvent du dimanche pour aller prendre un grand bol d'air sur la Côte d'Opale. Hier, le Losc n'a pas dérogé à la règle : en gagnant à Boulogne (2-3), les Dogues se sont offert une victoire indispensable. Car en ne jouant pas samedi, les coéquipiers d'Adil Rami avaient vu tout le monde leur passer devant. Dans leur hôtel de Coquelles, hier matin, les Dogues se sont réveillés sous la ligne de flottaison. En rentrant chez eux hier soir, ils étaient 13es. « On est beaucoup mieux au niveau du rythme, mais on a encore du retard pour revenir dans une première partie qui nous irait mieux », souligne Rudi Garcia.

Pourtant, la première période a été un résumé de tous les maux lillois de ce début de saison. Un manque de réussite criant (frappe de Dumont sur la barre, 22e). Et surtout une incroyable générosité en défense. Deux fois, le Losc s'est fait surprendre sur des corners, validés par Dembélé (1-0, 33e) et Blayac (2-1, 46e). Si Gervinho n'avait pas eu la bonne idée de traîner dans la surface boulonnaise (2-1, 42e), les dégâts auraient pu être immenses, et très immérités. « Dans nos têtes, même si on était menés, on savait qu'on avait la main sur le score », explique Ludovic Obraniak. Une confiance payée en retour. Car à force de lâcher des points en route contre moins forts que soi, ça finit par vexer. Et le Losc a enfin décidé de faire valoir une hiérarchie que le seul courage des Boulonnais ne pouvait pas bousculer. Le bourreau s'appelle Pierre-Alain Frau. Après un été au placard, il est plein de jus, et saute sur tous les ballons qui traînent. Hier, « PAF » a mis cinq minutes pour planter un doublé (2-2, 52e, et 2-3, 57e). Lille a tremblé ensuite, mais n'a jamais craqué. W