JO 2016: Quelle ville part favorite?

OLYMPISME And the winner is...

Mathieu Payen

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Les anneaux olympiques, illuminés à Vancouver, le 5 mars 2009.
Les anneaux olympiques, illuminés à Vancouver, le 5 mars 2009. — A.Clark/REUTERS

 A quelques heures du verdict de Copenhague qui désignera la ville organisatrice des JO 2016 ce vendredi, il est temps d'analyser les chances de chacune des quatre candidatures. Gardons donc en tête les quatre critères-clés du vote: le dossier technique, la relation historique avec le CIO, la géopolitique et le lien affectif entre la ville et chacun des membres. Selon Armand de Rendinger, ancien directeur des relations internationales de Paris 2012, «les quatre villes peuvent organiser les Jeux. La différence ne se fera qu'à quelques voix près.» Mais voyons quelles cartes ont joué chaque candidature.

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Tokyo: bon élève mais trop appliqué

Tokyo a clairement misé sur son dossier technique. Un projet économe, écologique et compact. Bref, la perfection, mais «ce n’est pas toujours le meilleur dossier qui gagne», souligne Armand de Rendinger. Souvenez-vous, en 2005, Paris et Madrid avaient les meilleures notes…

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Les chiffres à retenir
 
Budget: 4,3 milliards de dollars
Soutien du public: 55% des habitants intéressés
Jeux compacts: 70% des athlètes résideront à moins de dix minutes du lieu de compétition

Madrid: le syndrome de Singapour
 
Madrid n'a pas oublié l'épisode de Singapour en 2005 où la capitale espagnole avait été battue sur le fil par Londres. «Si Paris était déçu d'être battu par Londres, les Espagnols qui soutenaient la candidature de leur ville à 90% l'étaient plus encore», rappelle Armand de Rendinger. Cette année, le projet n'a pas changé, mais l'échec de 2005 représente paradoxalement son meilleur atout et son pire défaut. En posant à nouveau sa candidature après un échec, Madrid prouve qu'elle souhaite ardemment les Jeux. Manque de chance, ces Jeux ont été attribués pour 2012 à une ville européenne. Londres donc. Et, pour certaines choses, le CIO aime bien le changement.

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Les chiffres à retenir

Budget: 2,7 milliards de dollars
Soutien populaire: 85% des Espagnols soutiennent le projet.
Eloignement de la mer: 300 km pour rejoindre le port de Valence.

Rio: sur les traces de Pékin?


Pays émergent, le Brésil serait le premier pays d'Amérique du Sud à organiser les JO. Un signe fort d'ouverture comme pour Pékin. De plus, Lula n'a pas ménagé sa peine pour s'assurer des alliés. Dernier en date, Nicolas Sarkozy, qui a assuré que les deux membres français du CIO voteraient pour Rio. Un choix pas toujours apprécié par le monde olympique français. «Jean-Claude Killy et Guy Grut sont les représentants du CIO en France et non les représentants de la France au CIO», a prévenu Jean-Louis Rougé, vice-président du CNOSF, sur L'Equipe TV. Et puis, la candidature de Rio pèche par son coût très élevé. En période de crise financière, ce n'est pas négligeable.

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Les chiffres à retenir

Budget: 14,4 milliards d'euros
Jeux écologiques: 3580 arbres seront plantés pour neutraliser les émissions de carbone de la candidature

Chicago: le favori désigné
 
Chicago, c'est le choix de la sécurité. Sécurité financière, tout d'abord, assurée par des sponsors puissants, des télévisions riches et le faible coût de la candidature. Sécurité diplomatique aussi, lovée dans les bras d'un Barack Obama, idole mondiale et garant de l'implication de l'Etat américain dans le projet. «Le CIO n'aime pas que le symbole olympique soit concurrencé par le symbole politique». Il n'empêche qu'Obama - natif de Chicago - a rendu les Etats-Unis beaucoup plus sympathiques. Bref, le projet américain n'est pas flamboyant, mais il a le mérite de rassurer en période d'instabilité. Ça pourrait suffire.
 
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Les chiffres à retenir
 
Budget: 3,4 milliards de dollars
Les Etats-Unis plaisent au CIO: 8 Jeux (hiver et été confondus) se sont déroulés sur le sol américain