Le Paris-Levallois toujours à l'aise dans son basket

BASKET De retour en Pro A, le PL aborde sa saison sans grands bouleversements..

Romain Scotto

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Jean-Marc Dupraz, le coach du Paris-Levallois, lors d'un entraînement, le 24 septembre 2009.
Jean-Marc Dupraz, le coach du Paris-Levallois, lors d'un entraînement, le 24 septembre 2009. — S.Pouzet/20Minutes

Ce n’est pas parce que son équipe a changé de classe que Jean-Marc Dupraz va réviser son programme. Et encore moins sa manière d’enseigner. Dans un «franglais» inimitable, le coach du Paris-Levallois, glisse ses dernières consignes, avant la grande rentrée en Pro A, samedi soir face à Gravelines. «You can dribble, you can pass, but everything dans les règles de l’art…» Chacun interpretera.



En suivant cette feuille de route, le PL s’est tranquillement extirpé au printemps dernier d’une saison à l’étage inférieur. Le champion de Pro B, à la fois séduisant et athlétique sur le parquet, n’a pas vraiment effectué sa mue pendant l’été. Les finances du club sont toujours contrôlées et seuls trois joueurs ont rejoint le groupe sacré en juin dernier. «C’est la continuité, souligne Dupraz. On grandit tranquillement. A l’intersaison, on a eu les joueurs qu’on voulait. Mais, avec nos moyens. En France, c’était trop cher. Donc on s’est tournés vers l’étranger pour recruter.»



Un objectif affiché, le maintien



Un coup d’œil aux feuilles de stats des matchs préparatoires suffit à prouver que les nouveaux se sont bien intégrés. Au côté des Américains, Lamont Hamilton et Laquan Prowell, le Portoricain Angel Daniel Vassalo pourrait être l’une des attractions de la saison du PL. L’ailier shooter a confirmé tout son potentiel offensif cet été au tournoi des Amériques. Si la greffe prend rapidement, le club à la double entité aura largement de quoi répondre aux attentes du coach: «Assurer le maintien».



Pour certains l’objectif peut sembler frileux. «On est plusieurs à avoir connu la Pro A, ça fait plaisir de rejouer à ce niveau, souligne Michel Jean Baptiste Adolphe, le pivot de l’équipe aux faux airs de Ronny Turiaf. On sait qu’on peut faire de belles choses cette année.» A condition de ne pas retomber dans certains travers. Il y a deux ans, le club avait payé très cher le manque d’humilité de ses dirigeants, un peu trop pressés de faire de ce club l’une des places fortes du basket français. Secoués par la crise, les cadres du club sont maintenant blindés. Ceux qui sont montés cet été ne devraient plus tomber de haut.