Les coureurs alsaciens quittent l'élite

Floréal Hernandez

— 

Thomas Voeckler craint de ne plusêtre convié aux grandes courses comme le Tour d'Italie.
Thomas Voeckler craint de ne plusêtre convié aux grandes courses comme le Tour d'Italie. — I. LANGSDON / EPA / SIPA

« C'est une mauvaise nouvelle, il ne faut pas se le cacher. » La déception est grande pour Thomas Voeckler après l'annonce, mardi, du retrait de la licence Pro Tour à son équipe Bbox Bouygues Telecom. Même son de cloche du côté de Christophe Kern et de la formation Cofidis. Toutefois, les deux Alsaciens ne sont pas surpris de cette décision. Les formations françaises ont été reléguées en Continental Pro (deuxième division) sur des critères sportifs. Elles sont dix-neuvième et vingtième du classement des équipes Pro Tour.

Mais leur bilan n'est pas inférieur à la formation allemande Milram dont la licence a été renouvelée pour une année. « Le Pro Tour a une vocation à l'international et Milram est l'équipe numéro 1 en Allemagne. Ce n'est donc pas étonnant qu'elle soit retenue », explique Thomas Voeckler. « On paie aussi le nombre d'équipes françaises (quatre en 2009, deux en 2010) en Pro Tour », poursuit Christophe Kern.

Autre problème, les deux formations n'ont une visibilité que d'un an vis-à-vis de leur sponsor. Car Bouygues Telecom se désengagera en 2010. Pour Cofidis, la décision n'est pas encore prise. « Si on avait eu un partenaire financier pour les quatre prochaines années, on aurait certainement obtenu la licence », estime le coureur Bbox.

Les deux Alsaciens ont été à leur avantage lors du Tour de France 2009 avec une victoire d'étape à Perpignan pour Voeckler et une deuxième place à Arcalis pour Kern. Pas d'inquiétude pour la Grande Boucle 2010, ils y participeront grâce à une convention passée entre leurs équipes et ASO, la société organisatrice en 2008. Pour les autres grandes courses, leurs formations devront obtenir des invitations.

Cela ne rassure pas Thomas Voeckler. « J'ai pris beaucoup de plaisir sur le Tour d'Italie, cette année. Je ne suis pas sûr qu'on soit au départ l'an prochain. C'est la même chose pour le Tour des Flandres ou l'Amstel Gold Race, etc. » Christophe Kern semble plus détaché des conséquences sur le calendrier de sa formation. « Ça ne me soucie pas plus que ça. Les directeurs sportifs doivent déjà être en train de plancher dessus. On aura quand même de belles courses. En plus du Tour, on devrait aussi être invité sur Paris-Nice et le Critérium du Dauphiné Libéré. » W