« Notre épopée de 2008 nous colle à la peau »

Recueilli par David Phelippeau

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Pour le 4e tour de la Coupe de France, samedi, Carquefou se déplace à La Chapelle-des-Marais (CFA 2). Vu vos difficultés actuelles (avant-dernier en CFA), n'êtes-vous pas tenté de faire l'impasse sur cette compétition ?

Denis Renaud : On est bien placés pour savoir qu'un bon parcours en Coupe peut nous permettre de réagir en championnat. Et c'est typiquement français de se poser cette question. S'il fallait jouer tous les trois jours, je le ferais. De plus, la Coupe me tient à coeur. Samedi, il ne faudra pas avoir de craintes ni par rapport à l'adversité, ni par rapport à nos résultats actuels. Les qualités de mes joueurs sont là. J'en suis certain.

Votre incroyable parcours il y a deux ans est-il encore omniprésent ?

Notre épopée de 2008 nous colle à la peau. Le passé ne doit pas nous rendre prétentieux et on ne doit pas le renier non plus. Que les gens nous rappellent des bons souvenirs, c'est toujours très agréable. Même le week-end sur les terrains de CFA, notre parcours revient en permanence. Pendant certains matchs, les gens nous reparlent de notre succès contre Marseille (1-0). Ils le font surtout quand on perd... Cela fait partie de la vie du club. Carquefou s'est fait un nom à travers la Coupe de France. Il faut en tenir compte.

En championnat, comment expliquez-vous vos difficultés ?

On a un vrai problème d'efficacité dans les deux zones de vérité. C'est ce qui faisait pourtant notre force la saison dernière. Mais cette saison, la moindre faute commise derrière est sanctionnée. Devant, on se crée pas mal d'occasions mais on n'est pas efficaces. Il y a un fossé incontestable entre la CFA et la CFA 2. Je l'avais déjà vérifié il y a cinq ans [Carquefou avait fait l'ascenseur]. En revanche, à l'époque, notre contenu était très moyen. Il n'y avait aucune tenue du ballon. Cette année, j'ai vraiment la conviction que le potentiel individuel des joueurs est supérieur. W