Alonso chez Ferrari: le jeu des chaises musicales va commencer

Alexandra Patard

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Fernando Alonso, le pilote espagnol de Renault, célébrant sa victoire lors du Grand Prix du Japon, le 12 octobre 2008.
Fernando Alonso, le pilote espagnol de Renault, célébrant sa victoire lors du Grand Prix du Japon, le 12 octobre 2008. — K.KYUNG-HOON/REUTERS

Les paddocks sont en ébullition. Depuis la fin du Grand-Prix de Singapour, le mercato de la Formule 1 n'attend qu'une chose pour démarrer: l'officialisation de l'arrivée du double champion du monde, Fernando Alonso, chez Ferrari. Un nouveau coup dur pour Renault qui perd ainsi son meilleur pilote. «Nous allons le regretter et il nous regrettera aussi», a lâché Jean-François Caubet, le nouveau directeur général de l'écurie Renault, au micro de TF1, après le Grand Prix de Singapour.

De son côté, le principal intéressé ne dément pas la rumeur. «J'ai pris ma décision, vous le saurez vite», a confié l'Espagnol après sa troisième place dimanche soir. L'annonce officielle de sa signature chez Ferrari devrait intervenir en fin de semaine. Peut-être dès jeudi, à l'occasion des essais libres du Grand Prix du Japon. Le contrat serait même déjà signé, si l'on en croit le quotidien britannique The Guardian, qui cite un ami proche du pilote. Alonso se serait engagé pour une durée de trois ans et 30 millions de dollars (20 millions d'euros). La radio espagnole Cadena Ser annonce pour sa part un contrat de 5 ans assorti d'un salaire de 25 millions d'euros par saison. Mais rien n'est confirmé.

Raïkkonen chez McLaren-Mercedes

Si le pilote Renault récupère un baquet à la Scuderia, le Finlandais Kimi Raïkkonen pourrait en faire les frais. Les rumeurs du paddock l'annoncent chez des écuries différentes. La plus sensée l'envoie du côté de McLaren-Mercedes pour remplacer Heikki Kovalainen, qui paye des résultats décevants cette saison. Alonso devrait retrouver chez Ferrari le Brésilien Felipe Massa, de retour après son grave accident au Grand Prix de Hongrie cet été. Et Giancarlo Fisichella, appelé pour le remplacer le temps d'une pige, devrait intégrer la réserve de l'écurie italienne la saison prochaine.

Parmi les autres mouvements annoncés sur le circuit, Robert Kubica (BMW) comblerait le vide laissé par le départ de Fernando Alonso chez Renault. Romain Grosjean, dépêché en catastrophe en pleine affaire du «crashgate», au mois d'août, n'a pour l'heure aucune certitude de conserver sa voiture. D'autant qu'un autre pilote français est en passe de frapper à la porte de la Formule 1. Sébastien Loeb doit effectuer des tests ce week-end en GP2, l'antichambre de la F1. Le champion du monde des rallyes n'a d'ailleurs jamais caché ses intentions de piloter une monoplace. Le marché des transferts s'annonce sportif.