Ligue des champions: Debrecen-Lyon à revivre en live comme-à-la-maison

M.Go. pour l'avant-match, A.Pa. pour le live

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 Les Lyonnais lors de leur victoire 3-0 à Auxerre le 22 août 2009.
 Les Lyonnais lors de leur victoire 3-0 à Auxerre le 22 août 2009. — Reuters
AVANT-MATCH

En signant à l’OL, Bafé Gomis n’a pas seulement changé de maillot. Il a aussi pris une autre carrure. La saison dernière, auteur d’une saison médiocre, l’attaquant avait marqué quatre maigres buts lors de la campagne européenne de Saint-Etienne en Coupe de l’UEFA. Mardi soir, à 20h45 face au club hongrois de Debrecen, en l’absence de Lisandro Lopez, Bafé sera le fer de lance de l’attaque de l’OL en Champion’s league, la plus prestigieuse des Coupes européennes. Une responsabilité loin d’effrayer le joueur de Lyon, de plus en plus à l’aise au sein du club rhodanien qui participe à sa dixième Ligue des Champions d’affilée. «Il y a à l'OL une vraie culture de la gagne, que j'ai ressentie dès mes premiers entraînements, au contact des leaders Cris, Govou, Toulalan, mais aussi du coach, qui est un vrai mentor. Je ne dis pas que Saint-Etienne n'était pas ambitieux, mais je voulais trouver un club où je pouvais m'épanouir, où l'on impose son jeu, où l'on vise des titres», a expliqué l’ancien Vert ce lundi dans les colonnes du Progrès.  
 
Debrecen-Lyon sera à suivre mardi soir en live comme-à-la-maison mardi soir
 
Au milieu de la période noire que traverse le banc de l’Olympique lyonnais (5 cadres blessés), Gomis, encore décisif et buteur samedi soir face à Toulouse en championnat (victoire 2-1), rayonne. «C’est un grand attaquant, avec des caractéristiques bien particulières. Il est très important d’avoir des attaquants capables de jouer en pivot. Personnellement, j’aime évoluer avec ce type de joueur», a d’ailleurs reconnu la nouvelle star de l’OL, l’Argentin Lisandro Lopez.

Et pourtant peu d’observateurs auraient parié sur un tel épanouissement cet été. A l’époque, tout Gerland rêvait de voir le Toulousain André-Pierre Gignac signer à l’OL. Et certains supporters sont restés perplexes quand ils ont appris que Gomis, un joueur du club rival de Saint-Etienne, en perte de vitesse depuis sa sélection à l’Euro 2008, avait signé pour la somme conséquente de 13 millions d’euros. Mais contrairement à certains anciens Verts, comme Frédéric Piquionne, il n’ a fallu que quelques semaines à l’attaquant pour  se faire adopter par le public de Gerland. Il faut dire que l’intéressé a su faire taire les sceptiques en faisant preuve d’une redoutable efficacité depuis le début de la saison (six buts en neuf matchs, toutes compétitions confondues). Une communion avec Gerland que ne boude pas Bafé. «Un de mes agents, Alain Caveglia (ex-capitaine et buteur de l'OL, ndlr), m'a fait rencontrer les groupes de supporters peu après mon arrivée et il y a eu du respect, des encouragements. C'était bien, car il y avait un peu d'inquiétude chez eux», a-t-il reconnu avec modestie  lundi. Sans cacher son envie de retrouver le maillot bleu au plus vite. Et si Gomis n’avait pas fini de nous étonner?