José Mourinho, un «entraîneur médriocre»?

FOOTBALL Le désamour à l'italienne...

La rédaction sport

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 Mercredi 11 mars, Mourinho a passé une sale soirée. Son équipe de l'Inter Milan qui a perdu 2-0 sur le terrain de Manchester United au match retour, est éliminée de la Ligue des Champions.
 Mercredi 11 mars, Mourinho a passé une sale soirée. Son équipe de l'Inter Milan qui a perdu 2-0 sur le terrain de Manchester United au match retour, est éliminée de la Ligue des Champions. — REUTERS

Les aventures de José et des journalistes italiens, suite et probablement pas fin. Avant de partir en Russie où son équipe doit rencontrer mardi soir le Rubin Kazan, l’entraîneur de l’Inter Milan a rompu avec fracas le boycott des médias qu'il s'était imposé depuis six jours. Contraint et forcé par ses dirigeants de se pointer en conférence de presse comme à chaque veille de match de Ligue des champions, José Mourinho a bien fait comprendre dès sa première réponse qu’il avait mieux à faire. «Tout d’abord, sachez que je vous réponds parce que l’on m’a forcé. Si ça ne tenait qu’à moi, je ne serais pas là», tempête le Portugais, remonté par les commentaires qui ont suivi son expulsion à Cagliari le 20 septembre en championnat d’Italie.


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Sur sa lancée, le «Special One» a donné sa version du dialogue coach-journaliste: «Je suis l’entraîneur, je n’ai pas à discuter de mes choix avec n’importe qui». On imagine qu'il n'en parlera certainement pas avec le Tchèque Zdenek Zeman, entraîneur de la Lazio et de la Roma dans les années 90, un brin taquin. «Mourinho est un très grand communiquant qui cache bien sa propre médiocrité comme entraîneur, a-t-il lâché au cours d'une conférence de presse dédiée à un documentaire qui lui est consacrée. Je pense qu'il est à l'Inter parce qu'il sait très bien comment gérer les joueurs, même s'il est encore meilleur pour gérer les journalistes. C'est sûr, avec lui, les tifosi nerazzurri ne verront jamais du beau jeu». On imagine que dans son avion qui se rend en Russie, le coach portugais doit avoir les oreilles qui sifflent. Il tentera, n'en doutons pas,  d'expliquer dans la presse sa façon de penser à l'insolent. A moins qu'il ne laisse ses joueurs contre-attaquer sur la pelouse de Kazan.