Les Lillois évitent de peu la catastrophe

Antoine Maes

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C'est ce qui s'appelle revenir de nulle part. Hier, les Lillois ont attendu les

dernières secondes du temps réglementaire pour éviter le pire. Pierre-Alain Frau, comme contre Sochaux il y a quinze jours, a marqué en plein money-time (1-1, 89e). Mais cette fois, le but de l'ancien Lyonnais permet seulement aux hommes de Rudi Garcia d'arracher un point. Face à une équipe qui n'a gagné aucun de ses sept derniers matchs, c'est insuffisant. Mais vu le niveau global des Dogues hier, c'est un moindre mal. Ce matin, le Losc n'est pas relégable, ce qui n'est qu'une petite consolation.

Pourtant, on ne peut pas reprocher à Rudi Garcia de ne rien tenter pour résoudre les problèmes offensifs lillois. Hier, c'est Gervinho qui occupait la pointe de l'attaque, soutenu par Vittek. Ollé-Nicole, lui, est venu présenter sa dernière invention : un milieu de terrain à quatre joueurs défensifs (Sablé, Faé, Echouafni, Hellebuyck). Tout ça donne une première période proche du néant. Deux têtes de Rami (8e, 38e), dont une sur la barre. Une minuscule frappe cadrée pour Debuchy, avec un rebond en plein sur Ospina (40e). Sifflets logiques à la pause, devant un spectacle insipide. Faire pire après le repos paraissait compliqué. Et pourtant... Ospina dégage, Plestan, prolonge de la tête, et Rémy file au but pour convertir la première frappe cadrée du Gym (0-1, 61e). C'est excessivement bien payé pour les Aiglons, mais franchement, hier, les Dogues ne méritaient pas de vaincre. Deux frappes cadrées (Gervinho 69e, 78e), ça ne suffit pas. Heureusement, Pierre-Alain Frau était encore là. Mis à l'écart cet été, il vient d'enlever une grosse épine du pied de Rudi Garcia. Pour le moment. W