Les Strasbourgeois nourrissent l'espoir face à l'ogre caennais

Floréal Hernandez

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Un choc entre le dernier et le premier. C'est le paradoxe de la Ligue 2. Quand deux équipes estampillées L1 se rencontrent, c'est l'affiche de la journée. Et ce, quel que soit leur classement des deux équipes. « Sur le papier, il n'y a même pas match », avoue Pascal Janin, l'entraîneur strasbourgeois. D'un côté, on trouve un Racing dernier et en mal de confiance après un « été meurtrier » : aucune victoire en huit matchs officiels et une instabilité dirigeante. De l'autre, des Caennais, leaders invaincus de L2, qui ont digéré leur relégation.

« Nous sommes dans la peau du petit. Mais parfois, il dévore le gros », avertit Pascal Janin. Pour déjouer les pronostics, le coach a modifié le contenu de ses entraînements et il a organisé une virée de trois jours avec son groupe dans la vallée de Munster. Mais ce soir, les Strasbourgeois devront se passer de la ferveur de leur public car l'appel au boycott de trois groupes de supporters et l'horaire tardif imposé par le diffuseur télé devraient faire leurs effets. Pascal Janin croit néanmoins au potentiel de son équipe : « On ne ressemble pas non plus à une équipe de chèvres. Les joueurs font bien leur travail à l'entraînement, après ça pêche en championnat. » Enfin, l'entraîneur du RCS se raccroche à une évidence : « Caen ne peut pas être invaincu toute la saison. » Reste à Strasbourg d'être ce tombeur si énigmatique des Normands. W