Le Stade Français se défend bien

RUGBY Le Stade Français ramène le nul de Toulouse et enchaîne avec un troisième match sans encaisser d'essai...

A.P.

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Le Toulousain Frédérick Michalak, plaqué par le Parisien Pierre Vigouroux, le 26 septembre 2009 lors de Toulouse - Stade Français, dans le Top 14.
Le Toulousain Frédérick Michalak, plaqué par le Parisien Pierre Vigouroux, le 26 septembre 2009 lors de Toulouse - Stade Français, dans le Top 14. — P.Pavani/AFP

A bien y chercher, on a trouvé un perdant à ce triste match nul entre Stade Toulousain et Stade Français (9-9): c’est le rugby. Dominateurs en conquête mais coupables d’un manque d’inspiration confondant en attaque, les Toulousains se sont cassé les dents pendant 80 minutes sur un rideau de fer teinté de rose. A l’heure du bilan, c’est cette rigueur défensive que retiennent joueurs et entraîneurs parisiens. «On a construit ce résultat sur notre défense. C'est un investissement de tous les instants, une grosse solidarité qui nous a permis d'obtenir ces deux points», constate le nouvel entraîneur des lignes arrière, Didier Faugeron.

Arrivé au chevet d’une défense aux airs de portes de saloon (la plus mauvaise du championnat après cinq journées), Jacques Delmas a fait de ce secteur son chantier prioritaire lors de sa prise de pouvoir début septembre. Et les résultats suivent. Le Stade Français n’a pris aucun essai lors des trois matchs disputés sous les ordres de son nouvel entraîneur. « Nous sommes la meilleure défense sur les trois derniers matchs », se réjouit l’ouvreur parisien Lionel Beauxis, auteur de trois drops, samedi.

Malgré le sentiment du travail accompli, les Parisiens nourrissent quelques regrets. Trop focalisés sur le combat, les coéquipiers du demi de mêlée Julien Dupuy ont peut-être raté le gros coup de cette huitième journée du Top 14. « Avec le peu de ballons que nous avons eus, on aurait dû être plus ambitieux, mais globalement nous sommes satisfaits. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer », décortique Jacques Delmas. On ne peut pas non plus révolutionner une équipe de A à Z en l’espace d’un mois.