Les Dogues retrouvent du poil de la bête

Antoine Maes

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Issam Jemaa (Lens)à la lutte avec Rio Mavuba (Lille), dimanche, à Bollaert.
Issam Jemaa (Lens)à la lutte avec Rio Mavuba (Lille), dimanche, à Bollaert. — B CHIBANE / SIPA

C'était un constat amer, qui avait fait grincer des dents, au Domaine de Luchin. Lille ne savait pas se reprendre après avoir pris un but. Lille manquait de caractère, en somme. Mais la semaine qui vient de s'écouler, si elle n'a pas rapporté grand-chose au niveau comptable, prouve au moins que les hommes de Rudi Garcia ont retrouvé du mordant. Contre Valence, jeudi dernier, en Europa League (1-1) c'est Gervinho qui a égalisé, à cinq minutes de la fin de la partie. Contre Lens, il a fallu attendre les arrêts de jeu pour voir Adil Rami concrétiser la poussée lilloise (1-1). « Pour moi, compte tenu du contexte, cette égalisation en toute fin de match, c'est presqu'une victoire », s'est satisfait l'entraîneur nordiste après la partie.

A ce rythme-là, la besace lilloise ne devrait plus tarder à se remplir à un rythme plus conforme au standing du club. Car les Nordistes ne totalisent toujours que cinq petits points. En attendant, les Dogues ont l'impression d'avoir fait taire une partie des critiques qui s'abattent sur eux depuis le début de la saison. « C'est la preuve, s'il en fallait une, que cette équipe peut compter sur une vraie force de caractère », explique Rio Mavuba, le capitaine lillois.

De quoi satisfaire les guerriers de l'effectif, comme le toujours acharné Florent Balmont, encore très présent à Bollaert. Le milieu de terrain des Dogues a d'ailleurs salué « le courage et la pugnacité » de toute l'équipe. Un bon moyen aussi de respecter ce qui fait partie de l'ADN de ce club : le goût du combat. « On ne voulait pas gâcher ce que nos ancêtres ont fait de l'équipe », souligne Adil Rami, philosophe. W