Rami sauve Lille dans le derby du Nord... Gignac se met aux passes...

FOOTBALL Tout ce qu'il faut retenir de la 6e journée de L1...

R.S.

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Le défenseur lillois Adil Rami, lors d'un match Lille - Lyon, le 18 octobre 2008 à Gerland.
Le défenseur lillois Adil Rami, lors d'un match Lille - Lyon, le 18 octobre 2008 à Gerland. — SIPA

Les résultats de la 6e journée



Les matchs de samedi 19 septembre:



Nice 1 – 3 Monaco: Nenê (8’), Alonso (12’ et 72’), Rémy (44’)
Boulogne-sur-Mer 0 – 2 Bordeaux:
Gouffran (34’), Lachor (70’, csc)
Saint-Etienne 1 – 1 Auxerre: Bergessio (14’), Lejeune (75’)
Grenoble 0 – 4 Rennes: Gyan (1’ et 62’, s.p.), Marveaux (7’), Mangane (18’)
Sochaux 2 – 5 Valenciennes: Bréchet (3’), Sanchez (30’), Boudebouz (40’), Pujol (50’), Audel (63’), Ben Khalfallah (78’ et 84’)
Lorient 3 – 1 Nancy: Diarra (43’), Gameiro (60’), Alo’o Efoulou (90’), Monterrubio (90’+2)

Marseille 4 – 2 Montpellier: Gonzalez (31'), Niang (34'), Cissé (39'), Diawara (51'), Belhanda (75'), Camara (87', s.p.)

Le résultat des matchs de dimanche 20 septembre:

Toulouse 2 –  0 Le Mans: Didot (25e) Sissoko (69e)
Lens 1 1 Lille: Boukari (55e), Rami (93e)
PSG 1 – 1 Lyon: Giuly (29'), Gomis (84')

Le classement complet de la Ligue 1…



Paris enrage

Comme depuis le début de saison, le PSG peine à finir ses matchs. Hier, c'est à la 84e minute que Coupet voit la frappe de Gomis faire trembler ses filets, malgré un hors-jeu manifeste de l'attaquant lyonnais. Les Parisiens pensaient pourtant avoir fait le plus dur en trompant un Lloris tout feu tout flamme à la 29e minute par l'intermédiaire de Giuly. C'était sans compter sur la poisse (ou l'arbitre, c'est selon) qui rétrograde Paris à la 7e place du championnat.

Gignac pense aussi autres

Qui a dit qu’André-Pierre Gignac ne sait pas faire une passe? Toujours maudit devant le but, APG offre à son pote Etienne Didot le premier but toulousain. C’est Maria Paz qui va être contente.  

Rami sauve le Losc

Adil Rami va se souvenir un moment de ce but. Réduit à dix et mené 1-0 dans les arrêts de jeu par le voisin lensois, Lille arrache le point du match nul après une montée et une tête fabuleuse de son défenseur.


L’équipe de la soirée



Avec l’ASM, c’est tout ou rien. Des victoires, des défaites, mais pas de match nul. Alors quand les résultats positifs s’enchaînent, l’effet au classement est immédiat. En remportant un précieux succès dans le derby de la Côte d’Azur, les joueurs de Guy Lacombe assoient leur place dans le haut du tableau.

L'entraîneur ne veut toutefois pas crier victoire: "Il faut continuer à travailler parce qu'il me semble que dans la région on a vite tendance à s'enflammer".

Le cauchemar du week-end



Comment ne pas souffrir pour ces Grenoblois, scotchés dans les bas-fonds du classement avec leur zéro pointé. Six matchs, six défaites dont la plus criante, samedi soir, face à des Rennais qui n’ont même pas eu à s’employer. Tout a commencé par une épidémie de grippe A dans le groupe de Mecha Bazdarevic, clouant au lit David Jemmali et Nicolas Dieuze. Puis sur la pelouse, la lanterne rouge n’est jamais parvenue à sortir la tête de l’eau, sombrant en moins de 20 minutes après l’ouverture du score express de Gyan. Un scénario qui a fortement déplu à l'entraîneur isérois: "Ca fait longtemps que je suis dans le football et j'ai rarement vu un tel comportement. Ce soir, j'ai honte pour mon équipe et pour les supporters". Ces derniers se sont d'ailleurs eux aussi fait remarquer avec des tirs de fumigènes sur la pelouse. Quelques-uns ont été évacués, le match a été interrompu deux fois. A noter enfin les blessures de Sofiane Feghouli et Martial Robin. Pas de doute, les Grenoblois ont bien touché le fond. Et on les voit mal tomber plus bas.



Le geste à retenir



Cela fait trois semaines que Saint-Etienne se cherche une attaque type. Avant de parler d’automatismes, le tandem Bergessio - Sanogo a fait preuve d’une belle entente, pour la première fois de la saison. C’est d’ailleurs sur un mouvement collectif conclu par la paire offensive que l’ASSE a ouvert le score. Une longue ouverture de Dabo, déviée sans contrôle par Sanogo pour Bergessio, dont la frappe a laissé Sorin sur place. Un but PlayStation qui nous force à faire la connaissance de ces nouveaux visages du côté de Sainté. Il était temps.



L’entraîneur qui va mal dormir



Didier Ollé-Nicolle, si ce n’était pas déjà le cas. Attendu au tournant depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe niçoise, l’ancien coach de Clermont a du mal à faire décoller son équipe. Pire, après leur défaite à domicile, les Aiglons restent calés au fond de la classe. Du coup, l’avenir de l’ancien coach de Clermont s’assombrit un peu plus sur la côte d’Azur. Celui du directeur sportif, Eric Roy aussi. Maurice Cohen, le président niçois n’a pas encore parlé d’un départ de son entraîneur, mais les noms de Courbis, Fernandez ou Banide circulent déjà du côté du Ray.



Le chiffre du week-end



22 secondes. Il n’a pas fallu beaucoup de temps à Gyan pour inscrire son 3e but de la saison sur la pelouse de Grenoble. Les Isérois avaient encore la tête au vestiaire quand Rod Fanni s’est échappé côté droit pour centrer en direction de l’attaquant ghanéen. Profitant de l’apathie de la défense grenobloise, il a donc tranquillement débloqué le compteur du Stade des Alpes après une poignée de secondes. Un attaquant vif, mais aussi très précoce.



Le malchanceux du soir



Voir un joueur allongé sans bouger n’est jamais très rassurant. Jacques Faty était conscient sur la pelouse de Bonal, lorsqu’il a été évacué sur une civière. Touché aux cervicales sur une sortie du gardien valenciennois, Guy N’Dy Assembe, l’ancien international espoir est resté au sol pendant plus de quatre minutes avant de laisser sa place à Stevanovic. Un coup dur qui n’a pas aidé les Sochaliens à éviter le naufrage à venir.



Des nouvelles de…



Lionel Letizi, entré en cours de jeu au stade du Ray. Toujours bien coiffé, le vétéran niçois joue cette année les doublures à l’OGC Nice. Dans le but niçois, David Ospina est bien installé et a priori, rien ne devait pousser l’ancien gardien de l’équipe de France (oui, souvenez vous, Russie-France 1998…) à se lever de son banc. Lui qui avait joué treize matchs la saison dernière s’est donc offert une 338e apparition en L1 à 36 ans après la blessure au mollet du titulaire du poste. Vu le scénario de la rencontre, il s’en serait peut-être passé.