Pour le losc, l'Ibère risque d'être rude

Antoine Maes

— 

C'est un entracte rafraîchissant. En difficulté en championnat, le Losc va s'offrir une parenthèse de luxe en Ligue Europa. Ce soir, Valence, immense favori du groupe lillois, viendra faire gambader ses stars, son palmarès et ses 600 millions d'euros de dette sur la pelouse du Stadium Lille Métropole. Sans manquer de respect à personne, c'est quand même autre chose que Sochaux ou Lorient. Un monde sépare donc les deux clubs, mais ça n'empêche pas le Losc de s'imaginer bousculer les a priori. « Le but, c'est de faire le mieux possible, contre l'un des grands d'Espagne », annonce Rudi Garcia.

« C'est un beau challenge. Pour moi, ce sera une première, et on sait que dans ce genre de match, on apprend beaucoup », soulignait Adil Rami ce week-end. Lui, comme l'immense majorité des Dogues n'a que peu d'expérience européenne. Et le peu de vécu continental de l'effectif, Rudi Garcia s'en est privé délibérément. Car Yohan Cabaye (20 matchs de Coupe d'Europe), n'a pas été retenu par son entraîneur. « Après le match contre Sochaux, nous avons fait travailler les remplaçants pour préparer le match contre Valence. Yohan n'a pas voulu sortir, donc il n'est pas dans le groupe », explique l'entraîneur lillois, qui avait relégué son milieu de terrain sur le banc ce week-end. En attendant de régler ce dossier sensible, Lille fait face à un gros défi, même si les gros bras valencians sont ménagés (lire ci-contre). Pour se rassurer, on peut toujours lire les statistiques : jamais le Losc ne s'est incliné à domicile contre des Espagnols (2 victoires, 2 nuls). En même temps, Valence n'a jamais perdu sur le territoire français (3 victoires, 3 nuls). Les chiffres, Rio Mavuba s'en fout un peu. « On est tout de suite dans le vif du sujet. Ce match va donner le tempo. Mais depuis la victoire contre Sochaux, on est plus en confiance », estime le capitaine nordiste. Malgré l'épisode Cabaye, l'air est plus léger chez les Dogues, et même la perspective d'un derby à Lens trois jours plus tard ne vient pas assombrir le tableau. « Je ne pense pas me tromper en disant que je n'aurai pas besoin d'insister sur la motivation lors de la causerie d'avant-match », sourit Garcia. C'est le seul domaine où on ne se fait aucun soucis pour eux. W