En un an, bordeaux a corrigé le tir

Rémi Bostsarron

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De l'avis général, les Girondins auraient pu décrocher encore mieux qu'un résultat nul (1-1), chez la Juventus de Turin, mardi. Mais cette petite frustration ne saurait gâcher l'immense satisfaction d'avoir affiché d'évidents progrès, un an après la claque de Chelsea (4-0). Cette fois, pour leurs débuts en Ligue des cham­pions, les Bordelais ont prouvé qu'ils étaient à leur place dans la grande cour européenne. « Ce qui est satisfaisant, c'est l'état d'esprit et l'engagement qu'on a montré », souligne Yoann Gourcuff. Rien à voir, donc, avec l'équipe qui avait débarqué à Stamford Bridge l'appareil photo à la main, « en touristes », comme le rappelait le défenseur Marc Planus avant la rencontre.

« Les joueurs ont retenus les leçons de l'an passé, confirme Laurent Blanc. Je leur avais dit de ne pas être timides, car c'est souvent le complexe des équipe françaises devant les Italiens. » Un discours qui a poussé les Marine et Blanc à prendre le jeu à leur compte en première période, mais qui les a aussi aidés à résister à la tornade turinoise au début de la seconde. L'an passé, ces mêmes hommes auraient sans doute pris l'eau. « Après l'ouverture du score de la Juve, je n'ai pas eu peur, assure Laurent Blanc. J'ai toujours cru qu'on était capables non seulement de revenir au score mais de gagner. » W