Mallette veut empêcher l'Étoile noire de prendre une valise

Dominique Heintz

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A 20 ans, le défenseur canadien a été recruté pour donner plus de poids aux Strasbourgeois lors des phases de supériorité numérique.
A 20 ans, le défenseur canadien a été recruté pour donner plus de poids aux Strasbourgeois lors des phases de supériorité numérique. — G. VARELA / 20 MINUTES

Imposer sa supériorité. En recrutant Maxime Mallette (1,78 m ; 90 kg), Daniel Bourdages espère bien avoir trouvé l'homme providentiel. Celui qui va donner plus de force au power play (supériorité numérique), un secteur défaillant la saison passée. « Maxime possède un excellent tir et sait remonter la rondelle. C'est important pour les supériorités numériques. Mais c'est beaucoup de responsabilité, expose l'entraîneur québécois qui fête sa vingtième saison à Strasbourg. Tu as la rondelle, les yeux sont tournés vers toi, c'est toi qui distribues le jeu, qui doit trouver la brèche. »

A 20 ans, le défenseur canadien vient de terminer un cycle de quatre années de Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) : six mois chez les Voltigeurs de Drummondville et trois ans et demi aux Olympiques de Gatineau. Son passage en senior, le droitier originaire de Sainte-Martine a choisi de le faire sur le Vieux Continent. « On m'a toujours dit que j'avais le profil pour jouer en Europe. A moins de trouver une place en NHL [Ligue nord-américaine de hockey], venir ici était mon premier choix », confie le Québécois.

A la recherche d'un défenseur, Daniel Bourdages a flairé le bon coup grâce à ses contacts en Junior majeur. « Je connais l'entraîneur des gardiens de Gatineau qui m'a mis en contact avec Maxime. Ça s'est fait très vite. Un hockeyeur avec ce profil est difficile à trouver. » De son côté Mallette connaissait Yannick Riendeau, attaquant de l'Etoile Noire l'an passé, parti à Amiens cette saison. Renseignements pris, l'affaire était pliée.

A l'heure où les camps américains commencent à peine, « Max » Mallette a déjà un mois de préparation derrière lui. Arrivé le 5 août en France, le Canadien prend ses marques. Huit matches amicaux contre des équipes suisse, allemande ou française. « Les glaces sont plus grandes, ici. Au Canada, le jeu tactique est verrouillé. Il faut jouer comme ça, faire la passe à tel endroit, à tel moment. En France, c'est plus libre. On fait plus confiance aux initiatives individuelles », analyse le Martinois. Pour le moment le néo-Strasbourgeois n'a pas le rendement escompté. « Ça doit l'agacer un peu, lance Bourdages mais je pense qu'il faut attendre. Le premier bloc connaît quelques difficultés. Il doit continuer à travailler pour trouver la solution. » W