Les Bleus plombés par les Polonais

VOLLEY L'équipe de France s'incline en finale de l'Euro face à la Pologne (29-27, 25-21, 16-25, 26-24)...

R.S.

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Les volleyeurs de l'équipe de France (en bleu) au bloc face à l'attaque polonaise en finale de l'Euro, le 13 septembre 2009.
Les volleyeurs de l'équipe de France (en bleu) au bloc face à l'attaque polonaise en finale de l'Euro, le 13 septembre 2009. — M.Ozer/AFP

Les «morts de faim» de Philippe Blain ont finalement calé. Incapables d’engloutir un dernier gros morceau en finale d’un Euro marqué par leurs exploits des jours passés. Face à La Pologne qui avait déjà battu les Bleus en phase de poule, l’équipe de France s’est arrêtée en finale, comme en 1987 et 2003. Il n’a pourtant pas manqué grand-chose à ces Bleus pour terminer leur compétition en beauté, battus en quatre sets dans une salle d’Izmir où les «Polska», «Polska» n’ont jamais cessé de résonner (29-27, 25-21, 16-25, 26-24).

«On a vraiment tout essayé, regrette le sélectionneur des Bleus. On est allés au bout de nos ressources physiques. Ça ne se joue pas à grand-chose. On est à un doigt du 5e set. Une médaille d’argent c’est quand même beau. Il a quelque chose sur quoi bâtir. On se souviendra de toutes les belles choses qu’on a faites.»

Prêts pour le Mondial et l'Euro


Car malgré la défaite, ces volleyeurs que personne n’attendait ont signé en Turquie un parcours presque parfait. Jamais favoris, souvent gagnants, comme lors de cette demi-finale remportée au bout du suspense face à la grande Russie ou ce quart de finale face à l'Espagne. Il ne leur a finalement manqué qu’un soupçon d’agressivité face à la Pologne pour clore leur séjour turc en beauté. Assommés par les coups de matraque de Bartosz Kurek, le meilleur joueur de cet Euro, les Bleus auraient pu rêver en conservant cet esprit de corps, cette niaque et cette confiance qui les avait poussés jusque sur la dernière marche de l’Euro.

Malgré les attaques placées d’Antonin Rouzier, les blocs de Romain Vadeleux et les remises d’Hubert Henno, le taulier de la baraque bleue, le compte de fée s’est donc arrêté. Mais les regrets risquent d’être vite oubliés pour ces Bleus privés de leur passeur habituel, Pierre Pujol (blessé à la cheville) et écarté du tournoi final de la Ligue mondiale cet été. Arrivée en Turquie sur la pointe des pieds, cette équipe de «gringalets», où rares sont les joueurs qui taquinent les 2m, a quand même trouvé de quoi se consoler. Leur place de finaliste leur offre un ticket direct pour le prochain Euro, en 2011 en Pologne. Avant cela, ils disputeront un championnat du monde, en Italie, l’année prochaine. Leur aventure ne fait peut-être que commencer.