Paris s'effondre sur le Rocher... Saint-Etienne s'enlise à Rennes...

FOOTBALL Tout ce qu'il faut retenir de la 5e journée de Ligue 1...

R.S.

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Le milieu de terrain monégasque Jean-Jacques Gosso, en grand écart devant le parisien Sessegnon, lors du match Monaco - Paris, le 13 septembre en Ligue 1.
Le milieu de terrain monégasque Jean-Jacques Gosso, en grand écart devant le parisien Sessegnon, lors du match Monaco - Paris, le 13 septembre en Ligue 1. — E.Gaillard/REUTERS
Les résultats de la 5e journée

Samedi
Le Mans 1 – 2 Marseille: Niang (14’), Maïga (61’), Brandao (69’)
Montpellier 1 – 0 Lens: Costa (s.p. 39’)
Nancy 0 – 0 Toulouse
Lyon 1 – 0 Lorient: Bastos (72')
Valenciennes 1 – 1 Boulogne-sur-Mer: Pujol (75'), Moreira (85')
Lille 1 – 0 Sochaux: Frau (71')
Bordeaux 1 – 0 Grenoble: Gouffran (18')

Dimanche
Auxerre 2 – 0 Nice: Hengbart (30'), Niculae (78')
Rennes 1 – 0 Saint-Etienne: Marveaux (62')
Monaco 2 – 0 Paris SG: Park (85'), Nenê (88')

Le classement complet de la Ligue 1…

L’équipe du week-end

A quatre jours de son entrée en lice en Ligue des champions, face au Milan AC, les Olympiens ont fait le boulot. Grâce à Niang et Brandao, ils s’imposent en terre mancelle où ils n’avaient pas gagné depuis la remontée en L1 du MUC. Tandis que Lyon a piétiné à domicile, Marseille s’est fait respecter dans le jeu, a profité de la titularisation de son joueur vedette, Lucho Gonzalez (bon, mais sans plus), et a su faire la différence après l’égalisation de Maïga. En face, rien ou presque. Onze joueurs incapables d’aligner quatre passes d’affilée. Rarement capables de s’approcher du but de Mandanda. Dans ces moment là, au Mans, on regrette soudainement d’avoir laissé filer Coutadeur à Monaco dans les dernières heures du mercato.

Le geste à retenir

Modibo Maïga aime faire le spectacle. Son équipe s’incline face à Marseille, mais c’est paradoxalement son geste qui reste en mémoire après un match assez terne. Un retourné acrobatique parfaitement maîtrisé qui trompe Steve Mandanda pourtant parti du bon côté. Sur une offensive mancelle, lancée côté droit, Corchia centre au deuxième poteau sur Le Tallec, qui lève son ballon au point de penalty où l’attend Maïga. Diawara tente de mettre sa tête pour dégager son camp, mais le pied du malien rabat le ballon au fond des filets olympiens. A coup sûr l’un des buts de l’année.

Le match à oublier

Que vous soyez supporter nancéien ou toulousain, vous aviez forcément mieux à faire qu’assister au triste spectacle de Marcel Picot. S’il y en a eu un. Peu d’attaques, peu d’engouement, des fautes et pour clore ce 0-0 soporifique, une bagarre générale marquée par le coup de boule d’Andre Luiz, expulsé dans la foulée sur Etienne Didot. Le nez du Toulousain risque de s’en souvenir pendant quelques jours.

On a beaucoup aimé


La titularisation du jeune Maxime Gonalons, dans l’entrejeu de l’Olympique lyonnais. A 21 ans, ce milieu de terrain formé à l’OL confirme une tendance actuelle à côté de Lyon: on fait confiance aux jeunes du centre de formation. Après Belfodil, entré en jeu à deux reprises en L1, Claude Puel a donc titularié un autre jeune, qui était déjà apparu sous le maillot de l’OL face à Anderlecht. Au côté de Makoun, Maxime Gonalons s'est avancé sur la pelouse de Gerland avec beaucoup d’aplomb pour sa première au plus haut niveau. Le public lyonnais reverra sûrement celui qui a laissé sa place à Govou à l'heure de jeu.

L’homme providentiel

Alberto Costa joue à Montpellier et est le principal artisan de l’excellent début de saison du club de Loulou Nicollin. Cette fois, pas de bombes agricoles sur la pelouse. Juste un pénalty du milieu de terrain argentin, transformé du gauche en première mi-temps. Un peu plus tôt, il avait placé un coup franc sur la barre, confirmant sa réputation de tireur d’élite sur les coups de pieds arrêtés. A l'intersaison, la Ligue 1 a perdu Juninho. Mais elle a gagné Costa.

Les malchanceux du week-end

Une malédiction a frappé les buteurs nordistes, samedi soir. Tulio De Melo à Lille et Grégory Thil, à Boulogne-sur-Mer ont tous deux quitté le terrain sur blessure. Le buteur brésilien du Losc, longuement blessé la saison dernière après une rupture des ligaments croisés du genou droit a de nouveau été touché à ce genou. Sur un tacle anodin d’un défenseur sochalien, l’ancien manceau a dû quitter le terrain sur civière. De son côté, Thil s'est fait mal à la cheville suite à une frappe de Mater sur sa jambe d'appui. Le joueur emblématique du promu boulonnais pouvait quant à lui marcher.

L’équipe qui perd les pédales

En terre monégasque, Paris entendait s’accrocher au wagon de tête et imiter Lyon, Marseille et bordeaux, tous victorieux la veille. Jusqu’à la 85e minute, ils pouvaient entrevoir les trois points. Mais en cinq minutes, la donne a très vite changé. Sans vraiment pousser en attaque, Park et Nenê parviennent à tromper Coupet coup sur coup, avant que Sessegnon pose ses crampons sur le tibia d’Adriano et se fasse expulser dans la foulée. Au final, une soirée à vite oublier pour la bande de Kombouaré.