Vincent Collet vu par les Villeurbannais

BASKET Portrait du sélectionneur par les proches de son club...

Stéphane Marteau, à Lyon

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 Lyon's coach Vincent Collet talks to his players during their "Semaine des As" basketball French tournament semi final match against Orleans on February 21, 2009 in Le Havre
G. LENOIR / AFP
 Lyon's coach Vincent Collet talks to his players during their "Semaine des As" basketball French tournament semi final match against Orleans on February 21, 2009 in Le Havre G. LENOIR / AFP — no credit

De  notre journaliste à Lyon


Ils sont unanimes. Invités à s’exprimer sur Vincent Collet, joueurs, entraîneurs et dirigeants de l’Asvel s’accordent tous à reconnaître que le sélectionneur de l’équipe de France est animé par une passion dévorante du basket. «Il est incapable d’en sortir, confie Pierre Tavano, son fidèle assistant. Il est à 200% dans ce qu’il fait et est capable de sacrifier des heures de sommeil pour trouver la solution à un problème.» «Il passe son temps à regarder des matchs de basket», souligne Pierre Grall, le directeur exécutif du champion de France en titre qui a contribué l’été dernier à la venue de ce Normand âgé de 46 ans, issue d’une famille immergée dans le basket. En dehors du vin et des moments de convivialité, le staff villeurbannais ne lui connait pas beaucoup de centres d’intérêt autres que la balle orange qu’il a manié avec plus ou moins de succès avant d’embrasser la carrière d’entraîneur. «Depuis quelques années, il prend une semaine en décembre pour aller faire du ski. Mais son équilibre, c’est sa famille», témoigne Pierre Tavano.

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Jamais un mot déplacé

Après neuf ans de vie commune, au Mans (2000-2008) puis à Villeurbanne la saison dernière, ce dernier prend toujours autant de plaisir à travailler aux côtés de Vincent Collet avec lequel il a déjà remporté quatre trophées (Coupe de France en 2004, Semaine des As en 2006 et Championnat de France en 2006 et 2009). «Il discute beaucoup avec ses assistants et nous demande toujours notre avis même si au final, c’est toujours lui qui prend les décisions. Cela arrive qu’on ne soit pas d’accord, mais il n’a jamais un mot déplacé. Et lorsqu’il se trompe, il n’a pas peur de le reconnaître et de se remettre en cause.» «L’entourage est quelque chose d’important pour Vincent, confirme Pierre Grall. Il a besoin de l’avis des autres pour construire sa confiance.» «C’est un communicant, ajoute Pierre Tavano. Il écoute aussi ses joueurs pour comprendre certaines choses. Mais il peut être très dur avec eux et très ferme pour faire passer ses messages. Il a évolué dans ce domaine par rapport à ses premières années de coaching au Mans. A l’époque, il manquait d’assurance.»

 
Le basket de Collet? Avant tout, un sport co'


«C’est un mec droit, correct», affirme l’ailier Laurent Foirest qui voue le plus grand respect à son coach au point de le classer dans son Top 3 aux côtés de Jacques Monclar et de Dusko Ivanovic. Il m’a donné envie de poursuivre ma carrière car nous avons la même conception du basket. Ce que j’apprécie chez lui, c’est qu’il essaye de faire comprendre aux joueurs que le basket est un sport collectif, même si ce n’est pas toujours évident pour les jeunes qui ne pensent souvent qu’à marquer des paniers ou à réaliser des dunks.»

Loué pour ses qualités humaines et professionnelles, Vincent Collet doit bien cacher quelques défauts. «Il faudrait demander à son épouse», plaisante Pierre Grall. «Il a le défaut de ses qualités, estime Nordine Ghrib, l’un de ses assistants. C’est quelqu’un de très abordable et de très ouvert, mais parfois trop. Moi qui ai travaillé avec Erman Kunter, Claude Bergeaud et Yves Baratet, Vincent est celui avec lequel on met le plus de temps après les matchs pour faire le trajet entre notre bureau et le salon VIP car il est hyper disponible.»